Fondation Gabriele - L ’Oeuvre saamlinique de l’amour désintéressé pour la nature et les animaux.


Le Prophète

La voix du coeur,
la vérité éternelle, la Loi éternelle de Dieu
donnée par la prophétesse de Dieu pour notre
époque


Décembre 1999 Traduit de l’allemand. 
Titre original "Der Prophet" N° 15. 
La version originale fait référence
Nr. 15

Une réflexion fondamentale sur notre temps, 
conduisant à l'auto-reconnaissance

 

Existe-t-il deux Dieux universels,
le Dieu de Moïse et le Dieu de Jésus, 
ou un seul Dieu d'humeur changeante ?
 

Les animaux implorent grâce -
le prophète accuse !

Quand j'ai fait sortir vos pères du pays d'Egypte,  je ne leur ai rien dit, rien demandé en fait d'holocauste et de sacrifice ; je ne leur est demandé que ceci : " Ecoutez ma voix et je deviendrai Dieu pour vous et vous, vous deviendrez un peuple pour moi. Suivez bien la route que je vous trace et vous serez heureux. » Mais ils n'ont pas écouté ; mais ils n'ont pas tendu l'oreille, ils ont agi à leur guise dans leur entêtement execrable, ils m'ont tourné le dos au lieu de tourner vers moi leur visage.

Depuis que leurs pères sortirent du pays d'Egypte jusqu'à ce jour, je n'ai cessé de leur envoyer tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour inlassablement.

Mais ils ne m'ont pas écouté ; mais ils ne m'ont pas tendu l'oreille : ils ont raidi leur nuque et on été encore plus méchant que leurs pères.

(Jérémie 7,22-28)

 

Véritablement, aucune trace de l'enseignement apostolique est restée au sein de notre église...

Nous avons développé un autre enseignement et une autre dicipline . L'essentiel est que personne n'est la moindre possibilité de lire quoi que ce soit de l'évangile, et surtout pas dans sa langue maternelle. Le peut qu'on en lit à la messe est suffisant.

Tout ceux qui réfléchissent soigneusement à ce qui se passe dans les églises et qui observent tout cela de plus près ne manqueront pas de remarquer que notre enseignement est différent de celui de l'évangile, oui qu'il lui est même carrément opposé...

(extrait d'une epertise réalisé par trois évêques
 pour le compte du pape Jules III.
Hans-Jürgen Wolf. les péchés de l'église)

 

 

Table des matières

Introduction

La parole de Dieu à travers les âges et jusqu'à nos jours - vérité ou pas ?
Dieu réhabilite Moïse par l'intermédiaire d'autres prophètes

L'enseignement de l'Eglise est dans une impasse

«Tu devrais...» - Dieu respecte le libre arbitre de Ses enfants

Jésus de Nazareth s'est engagé pour les animaux.
Témoignages extraits de «Ceci est Ma Parole»

C'est l'esprit des livres de Moïse qui soufflent aujourd'hui dans les Eglises.
Parallèles avec les cérémonies magiques et sanglantes du culte vaudou

Jésus était contre le fait de verser le sang de quelque manière que ce soit

« ... celui-là devrait être retranché de sa parenté.»
La mort de la conscience. Ou :
comment on devient dépendant du pouvoir des prêtres

Les cérémonies sacrificielles «comme le Seigneur l'avait ordonné à Moïse».
La loi de cause à effet était connue dans l'Ancien Testament.
Jésus était opposé au sacrifice des animaux

Le Nouveau Testament «parachève» l'Ancien et l' «éclaire». Tous deux sont
«la véritable Parole de Dieu». Les millions de victimes de l'Eglise

Martin Luther - vie et enseignement dans l'esprit chrétien
de l'amour du prochain ?

«Ce que l'homme inflige aux autres, il se l'inflige à lui-même».
Que ressent l'animal lorsqu'il est confronté à la souffrance ?
L'animal, objet utilitaire et produit de consommation

Le Dieu de l’esprit temporel. L’Ancien Testament «accompli» à notre
époque : les prêtres pédophiles. Sur les traces du Nazaréen
ou des autorités ecclésiastiques ?

«Tuer» ou «assassiner».
Jésus a accompli la Loi et approfondi l'enseignement

Directives pour la violence et pour la guerre contenues dans
l'Ancien Testament - Les paroles de Jésus : «Aimez vos ennemis».
Jésus blâme la conduite hypocrite des scribes et des pharisiens

Description, dans les livres de Moïse, du faste des cérémonies
au cours desquelles les prêtres étaient consacrés et revêtus
des habits sacerdotaux

Le sacrifice que Jésus aurait opéré pour notre rédemption.
«Le bouc émissaire»

Les premiers chrétiens des origines ne connaissaient
pas de cérémonies

Paul a fait basculer dans la forme le christianisme des origines
vivant, il a falsifié l'enseignement de Jésus et fondé une religion
d'Etat et une Eglise cultuelle extérieure

Constantin: la coopération entre l'Eglise et l'Etat. Résidu de
l'enseignement de Jésus - l'Eglise d'Etat, la religion
extérieure du pouvoir

L'Ecriture sainte - Ancien et Nouveau Testament - est «inspirée
du Saint Esprit»

«Moi, le Seigneur, Je ne varie pas ... ». Dieu s'oppose aux sacrifices
d'animaux à travers les prophètes ayant succédé à Moïse

Le catéchisme de l'Eglise catholique : «Dieu a placé les animaux
sous la domination de l'homme... »

Utiliser les animaux - mais surtout «en tenant compte des
exigences de la morale». «Tu n'aimeras pas les animaux»

La place que la foi protestante attribue aux animaux. «La viande
d'agneau de Dieu» - le boucher : un prêtre sécularisé ?

Consommer de la viande - une concession faite par Dieu
à la faiblesse humaine ? Jésus a-t-Il consommé de la viande ?

Extraits du catéchisme protestant sur les animaux

Jésus de Nazareth parle des «animaux» dans la
révélation du Christ «Ceci est Ma Parole»

Les animaux implorent grâce - le prophète accuse

Tel est l'homme cruel


 

« Oui, moi, le Seigneur, je ne varie pas ... »

(Malachie 3,6)

« Vivre en Dieu ne signifie pas seulement inclure son prochain mais aussi toutes les autres formes de vie comme les animaux, les plantes, les minéraux et les pierres, car tout ce qui Est porte en soi la Vie, Dieu. »

(Ceci est Ma Parole, p. 807, 2ème éd., 1995)

 

 

Introduction

    En lisant le titre de cette nouvelle édition du « Prophète », on se demandera peut-être quel rapport il y a entre ce thème formulé en forme de question « Existe-t-il deux Dieux ou un seul Dieu d’humeur changeante ? » et le problème actuel de la souffrance des animaux. Ces deux aspects ne se situent-ils pas sur des niveaux totalement différents ?
    En vérité, si l’on recherche les causes de la souffrance animale pour tenter de comprendre les raisons du mépris, de la tyrannie des hommes envers les animaux utilisés comme des objets ou des biens de consommation, on en trouvera inévitablement les racines dans les pratiques religieuses ancestrales, à savoir dans l’Ancien Testament.
    L‘expression même « pratiques religieuses » peut donner à réfléchir. En effet, la religion ayant pour objet la communication avec Dieu et avec le divin, il est fort douteux que ceux qui exerçaient ce genre de pratiques dans les temps anciens aient véritablement aspiré à cette communication et, bien plus encore, qu’ils l‘aient atteinte.
   Ce qui suit - il ne s’agit pas dans ce numéro d‘un dialogue entre le prophète et l’un de ses contemporains, comme ce fut le cas dans les numéros précédents de cette brochure – ne contient pas seulement les propos du prophète mais aussi de nombreux faits et témoignages présentés sous forme de récits ou de photos qui nous parlent, et ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendront. Ces témoignages nous donnent également à réfléchir, et ceux qui ont du bon sens seront éclairés. Ils suscitent en nous des questions, et ceux qui ont encore un coeur pour s’émouvoir, saisiront le sens de ce message. Ce que chacun fera ensuite de ce message et la façon dont il sera incité à agir, reste en dernier ressort de sa propre responsabilité.

 

 

La Parole de Dieu à travers les âges et jusqu’à
nos jours, vérité ou pas ? Dieu réhabilite Moïse
par l’intermédiaire d’autres prophètes

 

    Deux mille ans se sont écoulés depuis l’époque de Jésus de Nazareth. Le Fils de Dieu vint parmi nous en tant qu’homme, en tant que Fils de l’homme, pour nous apporter le message de Dieu, Son Père qui est aussi notre Père. Le message que Jésus nous a apporté de la part de Dieu - Son Père et notre Père – c’est celui de l’amour.
    Pour les hommes, le chemin qui mène à l’amour commence par le fait de se réconcilier entre eux mais aussi avec les animaux et avec la Terre. Seul ce chemin permet à l’homme de trouver l’unité avec Dieu et avec la création tout entière, ce qui inclut l’univers.
    Dieu est amour. Son être infini est donc amour. Jésus a dit aux hommes que Son Père et Lui, le Christ, ne sont qu’un. Ce faisant, Jésus a voulu indiquer aux hommes que Son message est la vérité issue des cieux, de Dieu, Son Père qui est également le Père de tous les hommes. Jésus n’a pas mis de distances entre Lui et les hommes. Il les a placés à égalité avec Lui en ce sens qu’ils sont fils et filles de Dieu. En effet, Il a dit : Vous devriez être parfaits comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 48). Et Il nous a donné la prière qui commence par ces mots : Notre Père, qui es aux cieux ... ou encore Notre Père céleste ...
    Entre autres, Jésus nous a également communiqué une indication importante qui figure d’ailleurs dans la Bible : N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les prophètes : Je ne suis pas venu abroger mais accomplir ... Avant que ne passent le ciel et la terre, pas un iota, pas un point sur le i ne passera de la Loi avant que tout ne soit arrivé. Dès lors celui qui transgressera un seul de ces plus petits commandements et enseignera aux hommes à faire de même sera le plus petit dans le royaume des cieux. Au contraire, celui qui les mettra en pratique et les enseignera, celui-là sera grand dans le royaume des cieux. (Mt 5, 17 – 19)
    Jésus a parlé de la Loi éternelle et par conséquent du Dieu éternel, immuable. De la sorte, Il a affirmé de manière catégorique que les prophètes envoyés par Dieu ont exprimé la vérité, c’est-à-dire proclamé, par la parole prophétique, la vérité que Dieu est.
    Si l‘on compare «les livres de Moïse» (le Pentateuque) de l’Ancien Testament avec les enseignements de Jésus, on ne peut manquer de se demander très vite où est la vérité : dans ce que dit Jésus - y compris dans le fait qu’Il accomplirait la parole des prophètes - ou dans Moïse ? On peut se poser les mêmes questions en ce qui concerne les prophètes qui ont succédé à Moïse. Le contenu de leurs paroles diffère sous bien des aspects de ce qu’avait dit Moïse et parfois elles expriment même le contraire. Les prophètes de l’Ancien Testament auraient-ils prêté leur bouche à des divinités différentes ? Les différences que l’on peut constater entre ce que disent les prophètes nous inclinent à penser qu’il existerait plusieurs Dieux. Quant à Jésus, Il nous a également enseigné un Dieu différent de celui qui a parlé à travers Moïse.
    Celui qui croit que les Eglises «chrétiennes» connaissent le pourquoi de tout cela et peuvent nous aider à sortir de la confusion et du doute et trouver la clarté et la certitude, sera bien vite déçu. En effet, elles déclarent que chaque mot de la Bible est vérité issue de Dieu et que par conséquent y sont retranscrites les paroles authentiques que Dieu a exprimées à travers Moïse. De cela il résulte entre autres que «Dieu» aurait commandé de tuer des animaux et de les Lui offrir au cours de sacrifices sanglants et cruels. Lui, le Seigneur, aurait désigné certains hommes, les prêtres en l’occurrence, pour exécuter ces actes sous forme de rituels dont Il aurait prescrit le détail, «comme le Seigneur l’avait commandé à Moïse».
    Selon les dogmes des Eglises, telle serait donc la vérité. Dans ce cas, qu’en est-il des autres prophètes de l’Ancien Testament, tels que Amos, Esaïe, Jérémie et bien d’autres à travers lesquels Dieu a parlé contre l‘holocauste, contre toutes les formes de sacrifices d’êtres vivants ? Jésus, le plus grand prophète de tous les temps, s’est Lui aussi déclaré contre ces principes que Dieu aurait soi-disant énoncés à travers le prophète Moïse.
    La contradiction existant entre ces différentes «vérités issues de Dieu» saute aux yeux. Pourtant, si l’on s’en tient au dogme ecclésiastique, les deux constituent des vérités.
    Examinons une nouvelle fois les différentes représentations que l'on donne de Dieu :
    En ce qui Le concerne, Jésus nous a enseigné le Dieu des Dix Commandements qui est un Dieu de bonté et de sagesse, un Dieu d’amour et de réconciliation, un Dieu Créateur qui est p o u r la vie, p o u r les animaux, p o u r la nature tout entière.
    En comparaison, le «Dieu» du Pentateuque est un Dieu dur, brutal et cruel qui inflige des peines très lourdes aux hommes, y compris la mort et fait torturer et abattre sans pitié des animaux pour calmer Sa fureur dans la fumée des holocaustes. En exigeant ces pratiques cruelles, le «Dieu» des livres de Moïse, dans l’Ancien Testament, se serait-il moqué du Dieu des Dix Commandements ?
    Ainsi sommes-nous sans cesse renvoyés à cette question : le Dieu de l’Ancien Testament - principalement celui contenu dans les «livres de Moïse» - est-Il différent du Dieu dont parle le Nouveau Testament ? S’il s’agit d’un même et unique Dieu, il n’y a que deux possibilités : ou bien l’Ancien Testament - et principalement les «livres de Moïse» - ont été falsifiés, ou bien c’est Jésus qui n’a pas dit la vérité. A moins que ce ne soit Dieu lui-même qui ait changé ?
    Dans le numéro 13 de la revue «Le Prophète», cette question a déjà été traitée en profondeur lors d’un entretien ayant réuni le prophète avec un expert en théologie catholique et un expert en théologie protestante. Toutefois, nous aimerions la reconsidérer ici, sous l’aspect particulier du sacrifice d’animaux.
    Les premiers chrétiens des origines ne se posaient pas de telles questions. Pour eux, il allait de soi que la Parole, l‘enseignement, le message et la vie de Jésus, le Fils de Dieu, le Christ, était la Parole authentique de Dieu, qu’elle dictait par conséquent la volonté de Dieu aux hommes et aux âmes, et qu‘elle devait également servir de mesure pour tout ce qui avait été et serait présenté en d’autres lieux et en d’autres temps comme étant Sa Parole.
    Nous n’aurions aucune raison d‘aborder maintenant le thème "La Parole de Dieu de tout temps jusqu‘à aujourd’hui, vérité ou pas ?" et il n’aurait pas été nécessaire que Dieu envoie une fois de plus un prophète enseignant sur cette terre si – et vraiment s i - le christianisme des origines avait progressé dans l’esprit de Jésus, le Christ. Mais, il en a très vite dévié ce qui a permis au mauvais esprit que l’on a attribué à Moïse - et que Jésus a lui-même rectifié à plusieurs reprises - de continuer à agir jusqu’à aujourd’hui, et cela plus profondément, plus massivement et globalement, que beaucoup ne le voient. Or, tout ce dont l’homme n’est pas conscient, peut l’influencer et le piloter.
    Dieu est amour, bonté et douceur. Il n’a pas besoin d’être amadoué par les pratiques cruelles qui caractérisent les coutumes païennes.
    Mais d’où viennent les fausses prescriptions que l’on trouve dans le livre de Moïse ? Qui avait intérêt par exemple, à faire de Moïse l‘auteur des directives mises en pratique dans les coutumes sanglantes païennes ? Dieu Lui-même nous donne la réponse ; Il a dit plus tard à travers le prophète Jérémie:
   Car je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères quand je les fis sortir du pays d’Egypte, concernant l’holocauste et le sacrifice. Mais voici la prescription que je leur ai faite : Ecoutez ma voix, alors je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. Suivez jusqu’au bout la voie que Je vous prescris, pour votre bonheur.
    Mais ils n’ont pas écouté ni prêté l’oreille ; ils ont suivi le penchant de leur coeur mauvais.
    Ils ont tourné vers Moi leur dos, non leur face. Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Egypte jusqu’aujourd’hui, Je vous ai envoyé tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour sans me lasser. Mais ils ne M’ont pas écouté, ils n’ont pas tendu l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères.
    Tu peux leur dire toutes ces paroles : ils ne t’écouteront pas. Tu peux les interpeller : ils ne te répondront pas. Dis-leur donc : Voilà la nation qui n’écoute pas la voix de Yahvé son Dieu et ne se laisse pas instruire. La fidélité n’est plus : elle a disparu de leur bouche. (Jér. 7, 22 – 28)
    C’est donc Dieu Lui-même qui a dévoilé à travers Jérémie la falsification du « Pentateuque » et c’est Lui qui a réhabilité le prophète Moïse.
    Moïse est de nouveau réhabilité de nos jours, en partie grâce aux recherches modernes effectuées sur la Bible qui ont prouvé que la Parole de Dieu donnée à travers Moïse, telle qu’elle est retranscrite dans l‘Ancien Testament, n’est pas la parole authentique et qu’à diverses reprises le texte en a été délibérément modifié et «rectifié ». De manière unanime, les scientifiques attribuent aux prêtres une grande part de son contenu tel qu’il nous est redonné.
    Mais il y a autre chose qui plaide en faveur de Moïse. La plus haute « instance », l’intelligence primordiale, la sagesse universelle qui est aussi la justice, l‘Esprit du Christ de Dieu, témoigne clairement en faveur de Moïse dans la grande oeuvre de révélation : « Ceci est Ma Parole, Alpha et Oméga. L’Evangile de Jésus. Le Livre que les véritables chrétiens du monde entier ont appris à connaître », révélation que le Christ de Dieu nous a donnée en cette époque à travers Sa prophétesse :
   Moïse n’a pas commandé ni approuvé les sacrifices d’animaux. Mais il n’intervint pas contre la volonté satanique de ceux qui voulaient manger de la viande. Il leur enseigna que manger et sacrifier des animaux est un péché. Mais devant l’insistance des Israélites entêtés, Moïse dut se taire car ils étaient aussi des enfants de Dieu qui avaient le libre arbitre. Ils ne voyaient tout qu’à travers leurs péchés et considérèrent le silence de Moïse comme une approbation. (p. 592, 2ème éd.)
   A plusieurs reprises, l’Esprit de Dieu confirme dans Sa puissante révélation que Moïse fut un loyal serviteur de Dieu qui redonna fidèlement la Parole de Dieu aux hommes de son époque. Dieu a donc une nouvelle fois réhabilité Moïse.
    Pour celui qui laisse parler son coeur en lisant les Paroles de Dieu redonnées par Jérémie, les « livres de Moïse » ne peuvent être que les livres de la caste des prêtres de jadis qui a tout bonnement attribué ses conceptions, son culte païen cruel et meurtrier au prophète Moïse. Tout porte à croire que les prêtres ont voulu perpétrer des pratiques païennes anciennes rapportées par les Israélites de leur esclavage en Egypte.

 

 

L’enseignement de l’Eglise est dans une impasse

 

    En fait, la question qui sert de sous-titre à cette édition du « Prophète » : « Existe-t-il deux Dieux universels, le Dieu de Moïse et le Dieu de Jésus, ou un seul Dieu d'humeur changeante ? » a déjà sa réponse chez le prophète Malachie. Dieu Lui-même le dit clairement : Oui, moi, le Seigneur, je ne varie pas … (Ml 3, 6)
    Il découle de tout ce qui vient d’être dit que cette affirmation de l’Eglise : « La Bible est dans son intégralité la parole directe et authentique de Dieu » est forcément fausse.
    Au cours des explications détaillées qui vont suivre, la lumière de la vérité scintille - comme à travers les multiples facettes d’un cristal poli - jetant ses éclats dans le brouillard opaque, mélange de vérités et de mensonges qui a jeté tant de trouble dans de nombreux esprits, tant de désespoir, de désarroi et de doute dans de nombreux coeurs et qui a contribué largement à créer ce mécanisme de pression et d’illusion que l'on nomme l' «Eglise chrétienne».
   La vérité vous libérera (Jean 8, 32) a dit Jésus de Nazareth. Depuis toujours, la Parole de Dieu est la lumière de la vérité, qu’Il a donnée aux hommes à travers les messagers de la lumière des cieux, pour qu’ils puissent se libérer de leurs charges, de l’esclavage intérieur et extérieur, des liens et de la contrainte. Depuis toujours, l’adversaire de Dieu est l’ennemi de la vérité et du bien. Il a toujours essayé d’obscurcir la lumière. Pour arriver à ses fins, tous les moyens lui sont bons et l’abus du Nom de Dieu et du Nom de Jésus, le Christ, s’est révélé l’un des plus raffinés – nous dirions aujourd’hui : une arme psychologique des plus efficaces – pour jeter du fiel dans le coeur de ceux qui croyaient et respectaient Dieu, pour lier leur âme et les rendre vulnérables au mensonge, à tout ce qui est contraire au divin.

 

 

«Tu devrais … » -
Dieu respecte le libre arbitre de Ses enfants

 

    Dieu, la vérité et la lumière, est immuable. C’est ce que n’a cessé d’enseigner Jésus, le Christ. De même, les Dix Commandements, que Dieu a donnés aux hommes à travers le prophète Moïse, nous apprennent le Dieu que Jésus, le Christ, nous a dépeint et qui n’a rien dit de toutes les choses que le «Dieu» des «livres de Moïse» aurait soi-disant prescrites.
    Dans les Dix Commandements, Dieu laisse la liberté à chacun de respecter Ses Commandements ou de ne pas les suivre. Dieu ne contraint pas. Dieu exhorte : «Tu devrais». Dans «les livres de Moïse» par contre, le «Dieu de l’Ancien Testament» donne des prescriptions contraignantes ; il n’a pas respecté le libre arbitre de Ses enfants. Dans les Dix Commandements, Dieu ne nous enseigne ni la cruauté, ni à donner la mort, que ce soit en tuant des êtres humains ou en abattant des animaux. Si Dieu, l’Eternel, avait prescrit tout ce qui se trouve dans le «Pentateuque», Il aurait péché contre Ses propres commandements et Il serait par conséquent un Dieu pécheur.
    Plus d’un pourra maintenant arguer que tuer est permis tant qu’il ne s’agit pas d’un assassinat puisque le «Tu ne tueras pas» est devenu par suite des réflexions les plus récentes de la science religieuse «Tu n’assassineras pas», ainsi même les Dix Commandements ont ils été changés dans la nouvelle Bible de Jérusalem, édition 1985 -. S’il en était ainsi, Jésus aurait enseigné quelque chose de faux au jeune homme qui Lui posait cette question : «Maître, que dois-je faire de bon pour gagner la vie éternelle ?» puisque Jésus lui a répondu ceci (d’après la même édition de la Bible) : «Pourquoi M’interroges-tu sur le bon ? Unique est celui qui est bon. Si tu veux entrer dans la vie, respecte les commandements. Lesquels ? Lui demanda-t-il. Jésus répondit : tu ne tueras point, tu ne commettras pas d’adultère, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère ! Enfin : tu aimeras ton prochain comme toi-même.»(Mt 19, 17 – 19)
    Jésus a donc dit : «respecte les commandements» et Il a exhorté le jeune homme : «tu ne tueras point.» Jésus n’a pas dit : «tu n’assassineras point.» Il n’a pas dit non plus : «tu ne tueras que dans des cas exceptionnels.»

 

 

Jésus de Nazareth s’est engagé pour les
animaux. Témoignages extraits de
«Ceci est Ma Parole»

 

    Par ailleurs, Jésus n’a pas fait de distinction à ce sujet entre l’homme et l’animal, car le commandement dit : «Tu ne tueras point» ; c’est une affirmation générale qui signifie que nous ne devrions tuer ni hommes ni animaux.
    Dans Ceci est Ma Parole nous pouvons lire entre autres ce que le Christ a voulu faire comprendre aux hommes de Son époque, y compris en ce qui concerne le traitement des animaux.
   En tant que Jésus de Nazareth, J’ai parlé à beaucoup d’hommes de la Loi de la vie et aussi des animaux qui comme eux ressentent la douleur, la souffrance et la joie. De même que l’homme doit être pour son prochain et non contre lui, de même il devrait aussi être pour les animaux et en porter la responsabilité parce qu’ils sont au service de l’homme.
   J’ai continuellement enseigné aux hommes que les animaux sont aussi des créatures de Dieu que l’homme ne devrait pas mépriser mais aimer. Celui qui les bat et les martyrise fera un jour une expérience identique ou comparable dans son âme ou dans son corps. Car ce que l’homme fait à son prochain et aux créatures qui l’entourent, les animaux, il se l’inflige à lui-même. (p. 429, 2ème éd.)
   La Bible relate l’épisode au cours duquel Jésus nourrit cinq mille hommes en disant qu’Il aurait donné à manger du pain mais aussi du poisson à la foule rassemblée. Chez Marc, il est écrit :
   Jésus prit les cinq pains et les deux poissons et, levant Son regard vers le ciel, Il prononça la bénédiction, rompit les pains et les donna aux disciples pour qu’ils les offrent aux gens. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. (Mc 6, 41)
    Les poissons ne sont-ils pas des animaux, pourrait-on alors dire ? Dans Ceci est Ma Parole, nous lisons ce qui s’est vraiment passé :
   Mes disciples M’apportèrent des pains et des raisins pour les multiplier. Ce jour-là on M’apporta aussi des poissons morts pour leur multiplication. En prenant cette substance morte dans Mes mains, J’expliquai aux hommes que le potentiel de force du Père, la grande force de vie s’en était en majeure partie retirée et que Je n’allais pas créer des poissons vivants pour qu’ils soient ensuite tués.
   J’expliquai aux hommes que la vie est présente dans toutes les formes d’existence et que l’homme ne devrait pas supprimer la vie volontairement. Les hommes et en particulier les enfants, Me regardèrent tristement. Ils ne purent pas Me comprendre parce qu’ils se nourrissaient essentiellement de poisson, de pain et de peu d’autres choses. Je leur parlai alors en ces termes : les énergies de la terre conservent encore un peu les poissons morts. Ainsi Je ne vous donnerai pas des poissons vivant de l’Esprit du Père mais à partir de l’énergie de la terre, Je créerai pour vous des poissons morts, c’est-à-dire pauvres en énergie. Ils ne seront jamais vivants et de ce fait ne pourront pas être tués. Je veux vous montrer le goût de ce qui est vivant, le pain et les fruits, et en comparaison celui de la nourriture morte.
    Et à partir des énergies de la terre, J’ai créé pour eux des poissons contenant peu de substance spirituelle. Je leur ai donné ces poissons morts en leur demandant de les manger avec le pain et les fruits pour qu’ils sachent faire la différence entre la nourriture vivante et la nourriture morte, entre celle de haute vibration et celle de basse vibration.
   C’est dans ce sens que J’ai instruit les hommes. (p. 378 – 379, 2ème éd.)
   Nous voyons ici combien de ménagement, de compréhension et de sensibilité Jésus a déployés vis-à-vis de Ses semblables et comment Il a su leur montrer l’évidence des Lois de Dieu à travers une situation concrète.
    Dans Ceci est Ma Parole, le Christ nous donne encore les indications suivantes :
    Celui qui aime son prochain de manière désintéressée ne fera pas usage de la violence contre lui, ni ne le tuera. De plus, quelqu’un qui aime son prochain avec désintéressement, ne tuera pas délibérément des animaux. Quelqu’un qui respecte hommes et animaux n’a plus d’intentions belliqueuses car il respecte les Lois de Dieu qui incluent également les lois de la nature. Quelqu’un qui s’efforce de mettre en pratique les Lois de Dieu, se détachera toujours plus de la nourriture carnée ; il acceptera avec reconnaissance les dons de la terre, c’est-à-dire la nourriture que Dieu offre à Ses enfants humains. (p. 475, 2ème éd.)
    En tant que Jésus, le Christ s’est engagé pour les animaux chaque fois que cela Lui a été possible. Le fait que l’on ne trouve pas trace de cela dans la Bible n’a rien d’étonnant car après le Christ, ce n’était pas l’intérêt de la caste des prêtres de dispenser au peuple l’enseignement de Jésus de Nazareth, mais bien plus de dispenser le sien, l’enseignement de l’Eglise aspirant au pouvoir sur terre. Ainsi ni l’aspect de « l’animal » ni le commandement de Jésus de s’abstenir de manger de la viande n’ont été pris en considération dans le Nouveau Testament de « l’Ecriture sainte ».
    Continuons à lire dans Ceci est Ma Parole, comment Jésus a réagi à la souffrance des animaux.

    1. Un jour, le Seigneur quitta la ville et traversa les montagnes avec Ses disciples. Ils arrivèrent sur une montagne dont les chemins étaient très escarpés et firent la rencontre d’un homme et de sa bête de somme.
    2. Mais le cheval était tombé à terre d’épuisement parce qu’il était surchargé. L’homme le battait à sang. Jésus vint vers lui et dit : « Fils de la cruauté, pourquoi frappes-tu ta bête ? Ne vois-tu donc pas qu’elle est beaucoup trop faible pour la charge qu’elle doit porter, ne sais-tu pas qu’elle souffre ? »
    3. Mais l’homme Lui répliqua : « De quoi T’occupes-Tu ? Je peux battre ma bête autant qu’il me plaît car elle m’appartient et je l’ai payée assez cher. Demande à ceux qui T’accompagnent et qui habitent près de chez moi, ils le savent aussi. »
    4. Et plusieurs disciples répondirent : « Oui, Seigneur, ce qu’il dit est vrai, nous étions là quand il l’a achetée. » Et le Seigneur répondit : « Ne voyez-vous donc pas comme elle saigne, n’entendez-vous pas ses soupirs et ses plaintes ? » Mais ils répondirent : « Non, Seigneur, nous n’entendons ni ses soupirs, ni ses plaintes ! » ...
    5. Le Seigneur devint triste et dit : « Malheur à vous, c’est l’insensibilité de vos coeurs qui vous empêche d’entendre ses pleurs et ses cris de pitié vers son Créateur céleste. Trois fois malheur à celui contre lequel se dirigent ses cris et ses lamentations dans sa douleur ! » ...
   6. Et Il fit un pas et toucha le cheval. La bête se leva et ses blessures étaient guéries. Mais à l’homme Il dit ceci : « Va ton chemin et ne la bats plus jamais, si toi aussi tu espères un jour trouver pitié. » (p. 203 – 209, 2ème éd.)
Jésus ne portait pas seulement les hommes et les animaux dans Son grand coeur mais la nature toute entière. Il était en communication avec toutes les formes de la création, y compris les astres et les éléments. Il nous est rapporté qu’Il a commandé aux tempêtes de s’apaiser et que l’eau Le portait afin qu’Il pût marcher dessus. Tout comme Il a enseigné à Ses frères et à Ses soeurs quand Il était Jésus, Il nous enseigne aujourd’hui dans Ceci est Ma Parole :
   Dans tout ce qui Est, respectez, estimez et louez la force du Créateur ! Voyez : chaque homme porte au plus profond de son âme tout ce qui est force et lumière. Le corps spirituel dans l’être humain est la substance de tout Etre parce que Dieu, le Père éternel, a tout donné en tant qu’essence, en héritage à chacun de Ses enfants. L’Esprit éternel est dans toutes les formes de vie et Il s’écoule de toutes les formes de vie.
    Dès que l’être humain est devenu un enfant conscient de Dieu, la Toute-Puissance de Dieu est à son service, à travers toutes les formes de vie, la pierre, le bois, le feu et l’eau, à travers les fleurs, les herbes, les plantes et les animaux. Tous les astres servent celui qui vit en Moi, l’Esprit de la vérité. Quand la force du créateur peut imprégner l’être créé parce que son âme est lumineuse et pleine de force, il redevient consciemment l’enfant, le fils ou la fille de l’infini ; il a recueilli à nouveau son héritage, la force universelle.
   Chaque journée sur la terre est un cadeau fait à l’homme pour qu’il puisse se reconnaître et se trouver lui-même. Les règnes naturels s’offrent à l’homme. Le feu et l’eau le servent le jour comme la nuit et les astres aussi. Voyez les richesses que la journée offre à chacun ! … (p. 180, 2ème éd.)
   Avant de passer aux textes des livres de Moïse, citons encore un passage de Ceci est Ma Parole concernant la vie de Jésus de Nazareth :
    1. En allant vers Jéricho, Jésus rencontra un homme avec de jeunes pigeons et une cage pleine d’oiseaux qu’il avait attrapés. Et Il vit leur désolation d’avoir perdu leur liberté et vit aussi qu’ils souffraient de faim et de soif.
    2. Et Il dit à l’homme : «Que fais-tu d’eux ?» Et l’homme répondit : «Je gagne ma vie en vendant les oiseaux que j’ai attrapés.»
    3. Et Jésus lui dit : «Que penserais-tu, si un plus fort ou plus avisé que toi te faisait prisonnier, t’attachait, toi ou ta femme ou tes enfants et te jetait en prison pour te vendre à son propre profit et pour gagner sa vie ainsi ?
    4. Ces créatures ne sont-elles pas tes prochains, seulement plus faibles que toi ? Et est-ce que ce n’est pas le même Dieu, Père et Mère, qui s’occupe d’elles comme de toi ? Laisse tes petits frères et tes petites soeurs en liberté, et prends garde à ne plus recommencer cela, mais à gagner ton pain honnêtement.»
    5. Et l’homme fut stupéfait de ces paroles et de Son autorité et rendit la liberté aux oiseaux. Les oiseaux en sortant s’envolèrent vers Jésus et se posèrent sur Ses épaules et chantèrent pour Lui.
   6. Et l’homme Lui posa des questions sur son enseignement, et il continua son chemin et apprit le métier de vannier. Par ce travail, il gagna son pain et il détruisit ses cages et ses pièges et devint un disciple de Jésus. (p. 494-495, 2ème éd.)

 

 

C’est l’esprit des livres de Moïse qui
souffle aujourd’hui dans les Eglises.
Parallèles avec les cérémonies magiques
et sanglantes du culte vaudou

 

    Jésus est venu, comme Il l’a dit, pour accomplir la Loi de Dieu. Il l’a fait par Sa vie et Ses oeuvres. Et Il a enseigné comment nous, êtres humains, pouvons accomplir la Loi des cieux dans chacun des pas de notre vie quotidienne ; à ce sujet, le témoignage essentiel dont nous disposons est Son Sermon sur la Montagne.
    Avant de nous interroger sur le fait que le véritable chemin chrétien, le chemin de la succession de Jésus, n’ait pas été suivi par bon nombre de ceux qui se disent chrétiens, revenons encore une fois aux livres de Moïse. Les enseignements et prescriptions qui s’y trouvent, tout comme le système de domination socio-religieux qui en découle, ont agi jusqu’à la venue du Christ sur terre en Jésus bien que Dieu ait sans cesse envoyé Ses messagers, les prophètes, pour éclairer le peuple et le mener à la véritable foi et à la véritable vie. L’aveuglement des hommes qui en résulta, ainsi que la charge qui pesa sur leur âme, fut l’une des principales raisons au fait que Jésus n’ait pas été accepté ni reconnu par Ses contemporains et qu’Il ait eu à gravir le chemin du Golgotha. C’est aussi pourquoi, après sa mort physique, des courants négatifs s’infiltrèrent très vite parmi les premiers chrétiens des origines et finirent par s’imposer.
    Le christianisme naissant, ainsi appelé du nom du Christ, n’avait pourtant rien à voir avec le Christ. S'il présentait des formes de vie socio-religieuse différentes de celles décrites dans les livres de Moïse, il ne s'agissait en fait que d'apparences. Mais que dire de ses véritables racines ? Aujourd'hui, celles-ci continuent de produire des fruits de même espèce, de même contenu. Et Jésus n'a-t-Il pas dit : "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits."
   Dans le passage suivant, extrait du 3ème livre de Moïse, le Lévitique, on peut saisir quel esprit souffle lors des cérémonies :
   Si c’est un holocauste de gros bétail qu’on veut présenter, on apporte un mâle sans défaut ; on le présente à l’entrée de la tente de la révélation, pour être agréé par le Seigneur. On impose la main sur la tête de la victime, laquelle est agréée en faveur de l’offrant - pour faire sur lui le rite d’absolution - ; on égorge cet animal devant le Seigneur, et les prêtres, fils d’Aaron, présentent le sang puis aspergent de ce sang le pourtour de l’autel qui se trouve à l’entrée de la tente de la révélation ; on dépouille la victime et on la dépèce par quartiers ; alors les fils du prêtre Aaron mettent du feu sur l’autel et disposent des bûches sur ce feu ; les prêtres, fils d’Aaron, disposent les quartiers - la tête et la graisse y compris - sur les bûches placées sur le feu de l’autel ; on lave avec de l’eau les entrailles et les pattes, puis le prêtre fait fumer le tout à l’autel. C’est un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
    S’il s’agit de présenter un holocauste de petit bétail, pris parmi les agneaux ou les chevreaux, on apporte un mâle sans défaut ; on l’égorge du côté nord de l’autel, devant le Seigneur ; alors les prêtres, fils d’Aaron aspergent de son sang le pourtour de l’autel ; on le dépèce par quartiers - la tête et la graisse y compris - et le prêtre les disposent sur les bûches placées sur le feu de l’autel ; on lave avec de l’eau les entrailles et les pattes, puis le prêtre présente et fait fumer le tout à l’autel. C’est un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
    Si c’est un holocauste d’oiseau qu’on veut présenter au Seigneur, on apporte un présent pris parmi les tourterelles ou les pigeons ; le prêtre le présente à l’autel ; il en arrache la tête et la fait fumer à l’autel ; puis il fait gicler le sang sur la paroi de l’autel ; on en détache le jabot avec son contenu et on le jette à côté de l’autel, à l’est, à l’endroit où l’on dépose les cendres grasses ; on fend l’oiseau entre les ailes - on ne les sépare pas - puis le prêtre le fait fumer à l’autel sur les bûches placées sur le feu. C’est un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur. (Lévitique 1, 3-17)
   « Un parfum apaisant pour le Seigneur ». Pourquoi aurait-il fallu rasséréner le Seigneur au moyen de ce parfum soi-disant « apaisant » qui n’avait certainement rien d’agréable mais relevait plutôt de la puanteur ? Selon les enseignements de Jésus, Dieu est l’amour, la conciliation, la miséricorde et la bonté, l’équilibre en toutes choses. Dans ces conditions, pourquoi faudrait-il L’apaiser ? Ce sont les animaux qualifiés de sauvages – nous disons parfois les bêtes féroces – que l’on calme ou que l’on attire dans des pièges à l’aide de quartiers de viande. A-t-on pensé ou voulu nous faire croire que Dieu, l’Absolu, l’Universel et Eternel pouvait être manipulé, comme c’est souvent le cas pour nous autres, êtres humains, qui sommes nous-mêmes manipulés ou qui essayons de manipuler les autres ? Une telle tentative témoigne d’un grand éloignement de Dieu. Dieu n’a pas de faiblesse. C’est pourquoi Il ne peut pas être manipulé.
    Continuons à parcourir le Lévitique :
   Quand on apporte en présent au Seigneur une offrande, le présent doit consister en farine sur laquelle on verse de l’huile et on met de l’encens ; on l’apporte aux prêtres, fils d’Aaron, et on en prend une pleine poignée - de la farine, de l’huile avec tout l’encens – puis le prêtre fait fumer à l’autel ce mémorial. C’est un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur. Le reste de l’offrande est pour Aaron et ses fils ; c’est une part très sainte parce qu’elle provient des mets consumés du Seigneur. (Lévitique 2, 1-3)
    Les restes de l’offrande qui revinrent à Aaron et à ses fils étaient certainement la meilleure part. En est-il autrement de nos jours ? Les démunis continuent à se nourrir des miettes tombées de la table des riches parmi lesquels on compte les « dignitaires » ecclésiastiques.
    Ce qui est « saint », voire « très saint », revient de droit aux prêtres. Dieu aurait-Il instauré une caste de prêtres, en l’occurence à travers Moïse ? En vérité, ils se sont eux-mêmes attribués la dignité de ce qui est « saint » et l’ont décrétée héréditaire, indépendamment du véritable état de « dignité » des individus qu’ils étaient.
    Dans le Lévitique, on peut encore lire :
   Si quelqu’un présente un sacrifice de paix :
    Si on présente du gros bétail, que ce soit un mâle ou une femelle, on présente devant le Seigneur un animal sans défaut ; on impose la main sur la tête de la victime présentée que l’on égorge à l’entrée de la tente de la révélation ; alors les prêtres, fils d’Aaron, aspergent de son sang le pourtour de l’autel ; de ce sacrifice de paix, on présente en mets consumé pour le Seigneur, la graisse qui enveloppe les entrailles, toute celle qui est au-dessus des entrailles et les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux lombes - quant au lobe du foie, on le détache en plus des rognons - ; puis les fils d’Aaron font fumer cela à l’autel, en plus de l’holocauste qui est sur les bûches placées sur le feu ; c’est un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
    Si on présente du petit bétail au Seigneur comme sacrifice de paix, on présente un animal sans défaut, mâle ou femelle. Si c’est un agneau qu’on apporte en présent, on le présente devant le Seigneur ; on impose la main sur la tête de la victime présentée que l’on égorge devant la tente de la révélation ; alors les fils d’Aaron aspergent de son sang le pourtour de l’autel ; de ce sacrifice de paix, on présente en mets consumé pour le Seigneur, les parties grasses : la queue tout entière - qu’on détache au niveau du sacrum - la graisse qui enveloppe les entrailles, toute celle qui est au-dessus des entrailles et les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux lombes - quant au lobe du foie, on le détache en plus des rognons - ; puis le prêtre fait fumer cela à l’autel ; c’est un aliment consumé pour le Seigneur. Si c’est une chèvre que l’on présente, on la présente devant le Seigneur ; on impose la main sur sa tête et on l’égorge devant la tente de la révélation ; alors les fils d’Aaron aspergent de son sang le pourtour de l’autel ; (Lévitique 3, 1 – 13)
    En parcourant ces descriptions de cérémonies sanglantes à caractère magique, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec le culte vaudou. Le dictionnaire (Duden) en donne la définition suivante : « vaudou », culte secret et syncrétique, composé d’animisme originaire d’Afrique mêlé d’éléments du rituel catholique, à caractère magique et religieux, répandu à Haiti. Dans le dictionnaire de Meyer, il est écrit : nom d’un culte secret et syncrétique largement répandu à Haiti, dans lequel des danses extatiques destinées à mener les participants à une identification avec les dieux prennent une place prépondérante.
   Si le culte vaudou est imprégné d’éléments du catholicisme, il ne doit certainement pas cet « enrichissement » au fruit du hasard. En l’occurence, se pourrait-il que cela résulte de la loi d’attirance existant entre des éléments qui se ressemblent ? Si oui, tous ceux qui versent des impôts à l’Eglise* (en Allemagne et dans d’autres pays) feraient bien de se demander pourquoi ils versent leur obole.
    Continuons à parcourir le Lévitique :
   La peau du taurillon, toute sa chair y compris la tête et les pattes, les entrailles et la fiente, en un mot tout le reste du taurillon, il le fait porter hors du camp, dans un endroit pur, là où l’on déverse les cendres grasses et il le brûle sur un feu de bûches ; c’est à l’endroit où l’on jette les cendres grasses qu’il est brûlé. (Lv 4, 11 – 12)
    Ici nous apprenons ce qu’est un « endroit pur » !
    Ceux qui veulent continuer à s’informer sur les horreurs cruelles des traditions païennes les plus noires peuvent examiner ce qui suit :
   Quand un individu pèche en ce que ayant entendu la formule d’adjuration et étant témoin pour avoir vu ou avoir appris quelque chose, il n’annonce pas ce qu’il sait, alors il porte le poids de sa faute ; ou bien quand un individu sans s’en rendre compte, touche n’importe quoi d’impur – cadavre d’animal sauvage impur, cadavre de bête domestique impure, cadavre de bestiole impure -, alors il devient impur et coupable ; ou bien quand, sans s’en rendre compte, il touche une impureté humaine – toute impureté qui rend impur -, alors, dès qu’il l’apprend, il devient coupable ; ou bien quand un individu sans s’en rendre compte, laisse ses lèvres prononcer un serment irréfléchi qui lui fait tort ou qui lui profite – en toute question où un homme peut faire un serment irréfléchi -, alors, dès qu’il l’apprend, il devient coupable. Quand un individu est coupable en l’un de ces cas, il doit confesser en quoi il a péché, puis apporter à titre de réparation pour le Seigneur, à cause du péché qu’il a commis, une femelle de petit bétail, agnelle ou chèvre, comme sacrifice pour le péché ; alors le prêtre fera sur lui le rite d’absolution de son péché.
    Si quelqu’un n’a pas les moyens de se procurer une pièce de petit bétail, il peut apporter au Seigneur, à titre de réparation pour le péché commis, deux tourterelles ou deux pigeons, l’un servant à un sacrifice pour le péché et l’autre à un holocauste. Il les apporte au prêtre qui présente en premier celui du sacrifice pour le péché ; il en arrache la tête en avant de la nuque - mais il ne la sépare pas - ; du sang de la victime, il asperge la paroi de l’autel , puis il fait gicler le reste du sang à la base de l’autel : c’est un sacrifice pour le péché. (Lv 5, 1 – 9)

 

 

Jésus était contre le fait de
verser le sang de quelque manière que ce soit

 

    Jamais Jésus n’a versé le sang ni approuvé que le sang soit versé. La phrase qu’Il a prononcée : Tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée (Mt 26, 52) s’applique également au monde animal et à la nature tout entière et il ne s’agit pas ici uniquement du fait de tuer par l’épée. Il y a plusieurs degrés dans le manque d’amour. Les animaux ressentent de manière très fine là où le coeur des hommes est souvent dur et insensible.
    Rien ni personne ne peut nous « absoudre » de nos erreurs, sauf notre Rédempteur le Christ, dont la force et la lumière rédemptrice demeurent en chacun de nous. Afin qu’Il parvienne à libérer notre âme d’une faute inscrite en elle, il nous est demandé de nous repentir pour la dureté de nos sentiments, sensations, pensées, paroles et actes, de demander pardon du fond du coeur à la personne contre laquelle nous avons péché – cela vaut également en cas de mauvaise action envers les règnes de la nature -, le cas échéant de pardonner à ceux qui ont mal agi contre nous, de réparer du mieux possible ce dont nous sommes responsables, dans la mesure où cela est encore possible, et de ne plus répéter les aspects négatifs dont nous avons pris conscience. Alors seulement il est possible à Dieu de nous pardonner, comme nous le prions du reste dans le « notre Père » depuis 2000 ans : Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons également à ceux qui nous ont offensés ...
    Cela ne s’applique pas seulement au sacrifice des animaux, mais inclut – que cela soit visible ou invisible – toutes les choses méchantes, méprisantes, cruelles ou irrévérencieuses qui émanent de nous. Cela concerne aussi notre manque de compréhension et notre manque d’égards pour autrui ainsi que notre indifférence envers lui qui ajoutent encore à nos fautes déjà existantes. Ceci vaut pour l’humanité dans son ensemble ainsi que pour chaque individu en particulier.
    Le Christ est opposé au fait de verser le sang de quelque manière que ce soit. Quand le Christ s’exprime à notre époque, par la parole prophétique, à propos du sacrifice des animaux ainsi que des essais effectués sur eux en laboratoire et de toutes les autres formes de violation de la création et de la sagesse universelle de Dieu par la science, Il utilise fréquemment le terme d’« abomination ».
    Les êtres humains devraient considérer les animaux, qui sont nos prochains des règnes de la nature, comme leurs petits frères et leurs petites soeurs car - bien qu’ils n’aient commis aucune faute envers Dieu, la Loi, comme ce n’est pas le cas des êtres de la chute - ils les ont accompagnés dans les profondeurs pour que l’humanité puisse se réjouir malgré tout de la vie de la nature et établir avec elle une communication fondée sur l’amour. La nature aspire à servir l’homme, ce qui ne signifie pas que celui-ci soit en droit de la torturer, de l’assassiner ou de s’en repaître tel un cannibale. L’homme, qui au plus profond de lui est un être issu de Dieu, se révèle bien plus souvent comme un être de la cruauté.

 

 

« ... celui-là devrait être retranché de sa parenté. »
La mort de la conscience. Ou : comment on devient
dépendant du pouvoir des prêtres

 

    Dans ce qui suit, le « Dieu » qui parle dans les « livres de Moïse » s’exprime de nouveau à l’opposé des enseignements de Jésus et du même coup contre Ses propres Commandements. On lit par exemple dans le Lévitique :
    ... et celui qui aurait touché quoi que ce soit d’impur, impureté humaine, animal impur ou toute bête interdite et impure puis mangerait de la chair du sacrifice de paix offert au Seigneur, celui-là serait retranché de sa parenté. (Lv 7, 21)
   La graisse d’une bête crevée et la graisse d’une bête déchiquetée peut servir à tout usage mais vous ne devez pas la manger. Assurément, quiconque mangerait la graisse d’une bête dont il aurait présenté quelque chose en mets consumé pour le Seigneur, celui-là, pour en avoir mangé, serait retranché de sa parenté. (Lv 7, 24-25)
    « Retranché », signifie ici « exercer la peine de mort par lapidation », comme cela était en vigueur à cette époque. La lapidation était chose courante en Israël du temps de Jésus de Nazareth. Souvenons-nous par exemple de la femme adultère que Jésus sauva in extremis de la lapidation. Jésus Lui-même faillit un jour être mis à mort de la sorte par Ses contemporains en application des « Lois de Dieu données à travers Moïse ». Cependant, « Il traversa la foule et s’en alla. »
    En son chapitre 11, le 3ème livre de Moïse, le Lévitique, décrit de façon détaillée quels animaux sont considérés comme purs et quels sont res sur la justice mais selon la mesure que constitue les Dix Commandements. Cependant, les habitudes de l’homme et son environnement l’influencent et imprègnent sa conscience.
    A la lecture de ces récits cruels de sacrifices d’animaux et de lapidation d’êtres humains, nous pouvons aller plus loin que le simple fait de nous demander ce que ces animaux ont bien pu endurer lors de ce supplice.
    Ainsi, nous pourrions également essayer de comprendre ce qu’a pu ressentir un homme d’autrefois en nous représentant la scène suivante : deux jeunes hommes du peuple avaient mangé du lapin. Après l’avoir attrapé ils l’avaient fait rôtir. Selon les chapitres 10 et 11 du Lévitique, ils étaient donc impurs jusqu’au soir mais s’en étaient accommodés. Cependant lorsque les deux amis sont entrés – soit par inconscience soit par provocation – dans le lieu où se trouvaient les offrandes «saintes», l’un d’eux a été reconnu et condamné à être lapidé. L’autre n’a pas été suspecté. La lapidation s’est déroulée conformément à ce qui est écrit dans le Lévitique :
   Le Seigneur adressa la parole à Moïse : «Parle à Aaron et à ses fils des cas où, pour ne pas profaner mon saint nom, ils doivent se tenir à l’écart des saintes offrandes que les fils d’Israël me consacrent ; c’est moi, le Seigneur. Dis-leur : d’âge en âge, tout homme de votre descendance qui, en état d’impureté, s’approche des saintes offrandes que les fils d’Israël consacrent au Seigneur, celui-là sera retranché de devant moi. C’est moi, le Seigneur.» (Lv 22, 1 – 3)
    Plaçons-nous à la place du jeune homme qui a survécu après la lapidation de son ami.
    Un sentiment de culpabilité le ronge. Il s’insurge contre ce jugement et cette punition cruels qui auraient dû normalement l’atteindre également. Il se rebelle contre les prêtres qui ont prononcé ce verdict mais il doit quand même finir par admettre qu’ils n’ont fait qu’exécuter ce que «Dieu a commandé à Moïse». Alors c’est contre ce Dieu qui a proclamé une loi aussi impitoyable que se dirige sa révolte. Pourtant, s’il finit par admettre que Dieu est «juste», qu’Il est l’instance suprême qui ne saurait se tromper, il commence à douter de lui-même. Il observe que les autres n’ont visiblement aucun scrupule à lapider quelqu’un ; il en conclut que ses sentiments et son sens de la justice sont faussés puisque les prêtres institués par Dieu ainsi que les membres de sa tribu ressentent et pensent autrement que lui. Aussi prend-il la décision de changer sa manière de voir les choses et de s’orienter à l’avenir strictement sur les prêtres et sur les autres plutôt que de réfléchir par lui-même et de prendre ses décisions librement. Désormais, il ne se tournera plus vers lui-même.
    Pour connaître la valeur de ses pensées et de ses actes mais se comportera comme le font les autres, même si son cœur lui dicte un autre choix, parce que «Dieu le veut ainsi».
    Un processus d’adaptation s’entame. Le caractère de cette personne se met à changer. Elle ne vit pour ainsi dire plus sa propre vie. Son coeur devient froid, ses sentiments s’émoussent et s’engourdissent, son être devient dur. L’image qu’il a de Dieu se trouble et s’assombrit. Il ne peut plus avoir confiance en ce Dieu vengeur et irrité et encore moins L’aimer. Ses prières ne sont plus sincères et pour finir il lui est plus commode de disposer de prières toutes faites à réciter.
    Au bout de quelque temps, il finit par devenir un conformiste, obéissant fidèlement aux prêtres et à la «tradition». Cet homme ne se fie plus à sa seule mesure intérieure, à sa conscience, mais pense et agit par la force de l’habitude, sans discernement.
    Désormais, on peut se fier à lui, à sa loyauté, à son obéissance, à sa fidélité : il est dans la «ligne».
    Voici donc à peu près comment les choses auraient pu se passer autrefois. En théorie, du moins, par contre du point de vue pratique, il est peu probable qu’un homme ait pu atteindre l’âge adulte sans être déjà imprégné des usages religieux traditionnels incluant le fait de pratiquer le sacrifice des animaux et de lapider des êtres humains.
    Le processus intérieur que nous venons de décrire à l’instant s’est répété, à quelques variantes près, un nombre incalculable de fois au cours de l’histoire.
    Pensons par exemple à ce qui s’est passé au Moyen-Age en Europe où bon nombre de situations similaires et de conflits de conscience ont été provoqués par l’inquisition. Les prêtres n’égorgeaient plus eux-mêmes les animaux, ils les faisaient abattre. Ils n’allumaient plus eux-mêmes les bûchers sur lesquels étaient brûlés des hommes droits et sincères qui s’étaient simplement dressés contre le mensonge - par fidélité au Dieu unique, véritable et miséricordieux - et qui le payaient de leur vie. Les prêtres se contentaient « seulement » d’élever un crucifix devant la victime et de la bénir, d’entonner des chants de louange à la gloire du Seigneur, de donner l’absolution et de distribuer des indulgences à ceux qui avaient ramassé le bois pour construire le bûcher ...

 

 

Les cérémonies sacrificielles
«comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse».
La loi de cause à effet était connue dans l’Ancien Testament.
Jésus était opposé au sacrifice des animaux

 

    Revenons au thème du sacrifice des animaux dans l’Ancien Testament. Si l’on veut en savoir plus sur l’art du vaudou, il suffit de continuer à lire le Lévitique :
    Il présenta le bélier de l’holocauste ; Aaron et ses fils imposèrent la main sur la tête du bélier ; Moïse l’égorgea et aspergea le pourtour de l’autel avec le sang ; Moïse dépeça par quartiers le bélier, dont il fit fumer la tête, les quartiers et la graisse ; Moïse lava à l’eau les entrailles et les pattes et il fit fumer à l’autel tout le bélier ; ce fut un holocauste, un parfum apaisant, ce fut un mets consumé pour le Seigneur, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
    Il présenta le second bélier comme bélier d’investiture ; Aaron et ses fils imposèrent la main sur la tête du bélier ; Moïse l’égorgea et prit du sang ; il en mit sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit ; Moïse présenta les fils d’Aaron et mit du sang sur le lobe de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite et sur le pouce de leur pied droit ; puis Moïse aspergea le pourtour de l’autel avec le sang ; il prit les parties grasses - la queue, toute la graisse qui est au-dessus des entrailles, le lobe du foie et les deux rognons avec leur graisse - ainsi que le gigot droit ; dans la corbeille des pains sans levain qui se trouve devant le Seigneur, il prit un gâteau sans levain, un gâteau à l’huile et une crêpe, qu’il plaça par dessus les graisses et le gigot droit ; il mit le tout sur les mains d’Aaron et sur les mains de ses fils et il le fit offrir avec le geste de présentation devant le Seigneur. Moïse le reprit de leurs mains et le fit fumer à l’autel avec l’holocauste ; ce fut un sacrifice d’investiture, un parfum apaisant, ce fut un mets consumé pour le Seigneur. (Lv 8, 18 – 28)

    Celui pour qui de telles scènes macabres ne suffisent pas peut en lire davantage :
    Aaron s’approcha de l’autel et égorgea le veau du sacrifice pour son propre péché ; les fils d’Aaron à travers le prphète Jérémie, comme nous l’avons déjà vu plus haut.
    Ce que dit Jésus, le Christ, montre parfaitement que le nom de Moïse a été utilisé pour couvrir la cruauté du culte païen. Dans le livre Ceci est Ma Parole, le Christ révèle Lui-même : « Je Suis venu pour abolir les sacrifices et les fêtes sanglantes » signifie : Je suis venu pour enseigner l’Evangile, la Loi de l’amour, et la vivre en exemple pour que vous voyiez que seul celui qui respecte les Lois divines est riche intérieurement en force spirituelle. Les hommes possédant des valeurs intérieures ne manqueront de rien. L’homme riche dans son coeur est avec et non contre son prochain, et ainsi avec Dieu, la vie qui est la plénitude. Des hommes ayant des valeurs intérieures sont aussi avec les règnes animal et végétal, et non contre ce que Dieu a créé. Celui qui s’oppose à son prochain se battra avec lui et le tuera. Celui qui est contre son prochain ne respectera pas non plus les autres formes de vie, qu’il s’agisse des animaux, des plantes ou des pierres.
    Celui qui est contre la vie en Moi, le Christ, est affamé et assoiffé de succès, de richesse, de pouvoir et de prestige. Pour ses fêtes et plaisirs gourmands, il tue les animaux et mange leur chair. Il montre ainsi son éloignement de Dieu.
    Dieu, l’Eternel, a les sacrifices d’animaux en abomination. Il ne veut pas que les animaux Lui soient offerts ou soient immolés. Dieu a donné la vie à toutes formes de l’Etre, y compris les animaux. Aussi, pourquoi les lui sacrifier si Lui-même, la vie, habite en eux ?
    Par contre si l’homme Me sacrifiait, à Moi, le Christ, son moi humain, ses passions et avidités, s’il aspirait à une vie voulue par Dieu en la Lui consacrant, cela contribuerait à l’unité entre toutes les formes de vie. Dieu est l’Esprit de l’amour et de la liberté ! C’est pourquoi, chaque homme devrait librement sacrifier son moi. Ce n’est qu’ainsi qu’il devient doux et humble de coeur et trouve la grande unité : Dieu. Dieu aime chez ses enfants cet épanouissement de l’homme vers Lui.
    L’homme qui se donne au Dieu Père-Mère éternel en transformant ses aspects humains en divin, n’abattra pas d’animaux pour en manger la chair et n’en tuera pas intentionnellement. Un tel homme va également à la rencontre du monde végétal en faisant preuve d’amour désintéressé car il sait qu’il s’agit d’un autre cadeau de Dieu à ses enfants humains. Les plantes de même que les fruits des champs et des forêts, s’offrent volontiers à l’homme et voudraient pouvoir lui servir d’aliments et de remèdes pour son corps malade.
    La « colère de Dieu » est une conception paienne largement répandue dans l’ancienne alliance : on croyait que les « dieux » voulaient se venger des hommes. Il serait bon que l’homme pécheur reconnaisse qu’il a lui-même créé la soi-disant « colère de Dieu ». Le « Dieu coléreux », c’est le moi humain qui se venge de ce qu’il a lui-même créé ; car ce que l’homme sème, il le récoltera.
    Les mots « oeil pour oeil, dent pour dent » furent et sont également mal compris. L’homme ne doit pas se venger de son prochain en lui rendant la monnaie de sa pièce. Il lui est commandé de pardonner à son prochain, de lui demander pardon, et de ne plus refaire la même chose ou une chose similaire. Celui qui ne respecte pas ce commandement se rend lui-même dans la loi d’expiation qui dit : « Oeil pour oeil, dent pour dent. ». Il y récoltera « oeil pour oeil, dent pour dent » ce qu’il a semé. (p.212 – 214, 2ème éd.)
    La loi des semailles et des récoltes qui permet aux hommes de découvrir les causes de leur destin en eux-mêmes, était déjà enseignée par Dieu à travers les anciens prophètes. Chez Ésaïe on peut lire par exemple : Malheur ! Ils traînent le péché avec les cordes de l’imposture et la faute avec des traits de chariot. (És.5, 18). Dans la traduction oecuménique du livre de la sagesse contenu dans l’Ancien Testament, on peut lire : ... pour qu’ils sachent que l’on est puni par où l’on a péché. (11, 16).
    Dieu ne punit pas et n’incite pas davantage au péché. Nos péchés sont la punition que nous nous infligeons nous-mêmes ; ils sont ce par quoi nous nous jugerons nous-mêmes.
    Ainsi, Jésus a-t-Il voulu faire cesser les cruautés commises envers les hommes ainsi qu’envers les animaux. Les représentants de l’institution ecclésiastique actuelle tolèrent pourtant que celles-ci aient encore lieu. Il est certain que les méthodes ne sont plus les mêmes, en réalité elles sont encore plus cruelles. Ce faisant, les églises approuvent ce qui se passe. L’engagement de quelques-uns pour les animaux est malheureusement l’exception qui confirme la règle.

 

 

Le Nouveau Testament «parachève» l’Ancien et l'«éclaire».
Tous deux sont «la véritable Parole de Dieu».
Les millions de victimes de l’Eglise

 

    Dans le n° 140 du catéchisme de l’Eglise catholique, voici ce qu’écrit le clergé romain : ...l’Ancien Testament prépare le Nouveau tandis que ce dernier parachève l’Ancien. Tous deux s’éclairent l’un l’autre ; tous deux sont la Parole véritable de Dieu.
    De nos jours, on torture les animaux, les abattoirs tournent à plein régime. On sacrifie toujours des animaux, on découpe leur cadavre en morceaux pour régaler les «dieux» humains et satisfaire leur palais gourmet.
    Au cours de l’histoire, des hommes aussi ont été torturés et tués avec sauvagerie et cruauté. Et ce qui fut hier peut se reproduire aujourd’hui.
    La manière dont l’Ancien Testament a été « parachevé » par la suite se montre très clairement à travers les fruits que les Eglises prétendument chrétiennes ont produits durant de nombreux siècles.
    Il y a quelques jours, quelqu’un m’a remis une brochure. Il s’agit d’une documentation concernant l’initiative intitulée « mémorial dédié aux millions de victimes de l’Eglise ». On peut y lire ce qui suit :

   Les millions de victimes de l’Eglise :

Inquisition : Du 13 Du 13 ème au 18ème siècle. De un à dix millions de morts ainsi que d’innombrables personnes torturées, brutalisées et terrorisées (Le « Spiegel », 1.6.1998).

Croisades : Du 11 ème au 13ème siècle. Environ 22 millions de morts, parmi lesquels des milliers de Juifs allemands (Hans Wollschläger, «les pèlerinages armés à Jérusalem»).

«Païens» : Du 9 ème au 12ème siècle. Au Moyen Age, rois et princes allemands obtiennent par la violence la conversion au «christianisme» de dizaines de milliers de «païens» germaniques et slaves, ou les font exécuter de manière cruelle. L’Eglise donne sa bénédiction à tout cela ou prêche des «croisades» contre les Slaves (Karlheinz Deschner, «Histoire criminelle du christianisme», tomes 4, 5 et 6).

Juifs : Du 11 ème au 14ème siècle, période ensanglantée par des pogroms continuels qui font des milliers de morts provoqués par des siècles de calomnie de la part des Eglises. Lors du procès de Nuremberg, Julius Streicher se l’Allemagne, le professeur H. Mynarek a également chiffré le pourcentage des prêtres pédophiles à environ 3 à 5 % de leur total. (Dossier 97, 14.9.1999).

 

 

Martin Luther : vie et enseignement
dans l’esprit chrétien de l’amour du prochain ?

 

    La plupart des assassinats et autres crimes perpétrés « au nom de Dieu » sont à mettre au compte de l’Eglise catholique. Doit-on en déduire pour autant que l’Eglise protestante serait meilleure et plus positive ?
    Qu’en est-il par exemple de l’esprit de bienveillance, de générosité et la tolérance de son fondateur, Martin Luther ? Comment s’est-il comporté avec ses semblables, comment a-t-il vécu l’amour du prochain qui devrait être le Commandement suprême ?
    Aujourd’hui encore, Martin Luther est hautement considéré. L’Eglise qu’il a créée marche dans ses traces comme l’a confirmé sur Internet Mr Hermann von Loewenich, évêque de l’Eglise protestante de Bavière jusqu’en 1999 : Nous tenons à conserver l’héritage historique de la tradition luthérienne comme étant notre patrie culturelle et spirituelle.
   Dans une brochure volumineuse intitulé « Le théologien » n° 3, un thélogien de formation protestante a rapporté les exigences de Luther :
    Celui-ci a exhorté les princes à tuer les paysans qui s’étaient soulevés : Que tous ceux qui le peuvent transpercent, frappent et égorgent. Si tu meurs en faisant cela, sois heureux, tu ne pourras jamais atteindre une mort plus bénie. Car tu meurs en obéissant à la parole et au commandement divin (Contre les paysans révoltés, Ecrits de Luther, édition de Weimar).
    Luther exige que ceux qui prêchent une autre croyance soient persécutés : ... quand bien même ils voudraient enseigner l’Evangile pur, quand bien même ils seraient des anges et Gabriel en personne venus des cieux … s’il veut prêcher, il doit prouver qu’il a été appelé ou investi pour le faire … s’il ne veut pas le prouver, que les autorités renvoient de tels coquins à leur véritable maître, à maître Hans ( c’est-à-dire le bourreau) …
   Luther calomnie le peuple juif et exige qu’il soit persécuté :
   Si je le pouvais, je l’abattrais (le citoyen juif) et dans ma fureur je le transpercerais avec mon épée.
    ... que l’on incendie leurs synagogues ou leurs écoles et que l’on recouvre et comble de terre tout ce qui de Neuendettelsau en Bavière par exemple) furent livrées aux pouvoirs publics conformément à la science politique de Luther (l’obéissance aux autorités), et bien que les responsables de ces institutions aient parfaitement su que ces personnes étaient vouées ainsi à la mort.
    Finalement, c’est le pape lui-même que Luther aurait voulu tuer : le pape est le diable ; si je pouvais tuer le diable, pourquoi ne le ferais-je pas ?
   Ainsi, l’Eglise luthérienne se nomme-t-elle « chrétienne ». Pourtant, n’est-on pas en droit de se demander où se trouve l’esprit chrétien, l’esprit de l’amour de Dieu et du prochain dans ce que proclame Luther ? Ses exhortations et ses maximes, maintes fois mises en pratique aussi bien par le peuple que par les princes, ont fait couler beaucoup de sang, Troisième Reich inclus.
    Comment quelqu’un qui tient de tels propos contre ses prochains, propos qui s’expriment à notre époque sous une forme différente, pourrait-il faire preuve de compassion et de miséricorde envers les animaux. Qu’il s’agisse de la guerre, des massacres d’êtres humains ou d’animaux, de la destruction de la nature, des animaux-cobayes ou de la manipulation génétique, l’éthique et la morale des deux grandes confessions ne présentent pas grande différence ; pour employer une formule modérée, nous dirons que les deux Eglises en question ne sont pas chrétiennes.

 

 

« Ce que l’homme inflige aux autres, il se l’inflige
à lui-même. » Que ressent l’animal lorsqu’il est
confronté à la souffrance ? L’animal, objet
utilitaire et produit de consommation

 

    Examinons à nouveau les témoignages rapportés par l’Ancien Testament, dont le troisième livre de Moïse - qui contiendrait la Parole véritable de Dieu - indique aujourd’hui encore aux ministres des Eglises institutionnelles quels animaux ils peuvent manger et quels autres ils ne doivent pas manger. Voici ce qu’on peut y lire :
   Ceux qui ont le sabot fendu et qui ruminent, ceux-là, vous pouvez les manger. (Lévitique 11, 3)
    Et trois versets plus loin, un appel est lancé aux chasseurs :
   (Vous ne devez pas manger) ... le lièvre, car il rumine mais n’a pas de sabots : pour vous il est impur ; le sanglier, car il a le sabot fendu mais Il parlait et agissait en faveur des animaux.
    Bien des gens cependant, restent indifférents au fait que des animaux soient torturés et tués. A la page 429 de Ceci est Ma Parole, Jésus explique que les animaux ont des sensations et des émotions tout comme nous, les êtres humains :
   En tant que Jésus de Nazareth, J’ai parlé à beaucoup d’hommes de la Loi de la vie et aussi des animaux qui comme eux ressentent la douleur, la souffrance et la joie. De même que l’homme doit être pour son prochain et non contre lui, de même il doit aussi être pour les animaux et en porter la responsabilité parce qu’ils sont au service de l’homme.
    J’ai continuellement enseigné aux hommes que les animaux sont aussi des créatures de Dieu que l’homme ne doit pas mépriser mais aimer. Celui qui les bat et les martyrise fera un jour une expérience identique ou comparable dans son âme ou dans son corps. Car ce que l’homme fait à son prochain et aux créatures qui l’entourent, les animaux, il se l’inflige à lui-même.
    Beaucoup d’hommes prirent conscience de leur brutalité et commencèrent à mettre Mon enseignement en pratique. Ils se repentirent et devinrent les amis des animaux. Et plus d’un comprit Mes paroles et Me suivit. (p. 429)
    Je répète les paroles de Jésus, le Christ : «Ce que l’homme inflige à ses semblables et aux autres créatures, il se l’inflige à lui-même.» Suivons Ses Paroles et rapportons à nous-mêmes ce qui atteint les animaux innocents. Mettons-nous à leur place pour partager leur sort en sentiments, en images et en pensées.
    Vous pourriez par exemple vous demander : si j’étais un animal, aurais-je une préférence pour le fait d’être tué ou pour celui d’être assassiné ? Quelqu’un qui s’imagine véritablement dans la situation de devoir choisir entre ces deux manières de perdre la vie, se rendra compte par lui-même de l’impossibilité d’un tel choix puisque dans un cas comme dans l’autre il s’agit de perdre la vie.
    A présent demandons-nous comment nous réagirions si quelqu’un nous capturait, nous mettait en cage et décidait des moments où nous pouvons jouir d’un peu de liberté ?
    Plaçons-nous dans la peau d’un hamster doré qui par nature a grand besoin de mouvement. Imaginons ce que nous ressentons, enfermés dans un espace minuscule pendant de longs mois. Pour satisfaire notre besoin de mouvements, nous ne disposons que d’une petite roue sur laquelle nous devons courir tout en restant à la même place sans avancer d’un pouce. Combien de temps pourrons-nous éprouver du plaisir de la sorte ? Ainsi, nous ressentons ce que doit éprouver un hamster qui, jour après jour, n’a d’autre choix pour se mouvoir que de courir stupidement dans sa petite roue.
    Mettons-nous à la place d’un boeuf qu’on engraisse et qui vit, incarcéré dans une étable, flanc contre flanc avec ses compagnons de souffrance, dopé par une nourriture bourrée de substances chimiques, se disant à chaque instant que le boucher va venir vous chercher pour vous abattre puis vous découper en morceaux. Ainsi vous, l’animal sacrifié, allez servir de repas, par exemple au clergé ventripotent. De temps à autre, s’élèvent les beuglements sourds de vos frères et soeurs, les taureaux et les vaches et vous ressentez combien ils sont tiraillés par les mêmes peurs que vous. Cependant la fin qui vous attend est déjà écrite. Vous êtes à la merci de l’homme-boucher, livré à son égoïsme, à sa dureté de coeur, à son avidité et même à sa cupidité.
    La plupart des hommes n’éprouvent aucun scrupule vis-à-vis d’autrui, homme ou animal, tant qu’eux-mêmes ne sont pas concernés. C’est pourquoi, dans certains cas, des hommes s’arrogent le droit d’en tuer d’autres et à plus forte raison des animaux. Pourtant, qui a le droit d’ôter intentionnellement la vie à son prochain ou à un animal ? Qui a créé l’âme immortelle de l’homme ? Qui lui a donné le souffle de la vie ? Qui a donné le souffle et la vie à l’animal ? Ce n’est pas l’homme, c’est Dieu, l’Eternel, l’Esprit créateur de l’infini. Dieu n’enlève la vie ni à l’homme ni à l’animal, car Dieu est le Donateur. Dieu n’exerce pas la contrainte ; Il n’utilise jamais la violence ; Il n’oblige personne à agir contre Sa volonté. Il est la liberté et Il laisse la liberté. Mais l’homme, qui n’a donné la vie ni à l’âme de l’homme ni à l’animal, tue la maison de l’âme - le corps - et tue l’animal. Qui a donné à l’homme le droit d’agir ainsi ? Pour sa part, Jésus n’a jamais autorisé cela !
    Selon moi, ceux qui font la différence entre «tuer» et «assassiner» sont des paranoïaques qui ne donnent aucune valeur à la vie des autres et qui, selon la Loi universelle qui est la Vie, détruisent par conséquent leur propre vie. En effet, ce que l’homme inflige aux autres, il se l’inflige à lui-même.
    Ceci concerne également le fait de mettre des animaux en cage. Dieu a accordé aux animaux la nature comme espace vital afin qu’ils s’y déplacent librement, chacun selon son espèce, comme le font les formes animales spirituelles dans l’Etre pur. Il n’a créé aucune cage où enfermer Ses créatures. Pourtant les hommes eux s’arrogent le droit de mettre des animaux en cage et les laissent végéter dans un espace des plus réduits.
    Jésus, le Christ, a dit : Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux ! (Mt 7, 12). Ces paroles de Jésus peuvent également être exprimées de cette façon : Ne fais à personne ce que tu ne veux pas que l’on te fasse. En s’exprimant ainsi, Jésus a-t-Il uniquement fait référence aux rapports que les hommes devraient entretenir les uns avec les autres ou n’a-t-Il pas également fait mention de leurs relations avec les animaux, compte tenu de l’amour qu’Il éprouvait pour eux ?
    Dieu a donné aux hommes et aux animaux la terre entière, et donc la liberté. Pourtant les hommes ont divisé la terre en parcelles dont chacun essaie - de manière légale ou illégale - d’avoir le plus gros morceau. Dès lors, ce bout de terre devient «sa possession». Cela «lui appartient» avec tout ce qui vit dessus. Cependant ce que l’homme s’approprie sur terre n’est qu’illusion, un leurre, car la mort le prive de tout ce qu’il a dérobé à la terre.
    Pour beaucoup d’hommes, les animaux ne sont que des objets que l’on peut vendre ou acheter, utiliser et même consommer - tels une marchandise. Ils parquent les animaux dans leur représentation mentale, dans l’enclos où ils végètent eux-mêmes.
    Celui qui a appris à se mettre à la place des autres, ressent parfaitement que les animaux éprouvent des sensations et des émotions, tout comme les êtres humains. Ils éprouvent de la joie, ils ressentent de la souffrance et de la douleur. Un vieux proverbe des Indiens d’Amérique pourrait nous aider à développer davantage de compréhension pour les animaux. Il dit ceci : Ne juge jamais un homme avant d’avoir porté ses mocassins au moins une demi-lune durant. Rapportées aux animaux ces paroles sages signifient : Avant de mettre des animaux en captivité, de les utiliser pour tes propres buts et de les torturer, c’est-à-dire de leur faire supporter des conditions d’existence ne correspondant pas à leur nature, éprouve d’abord tout cela en toi. Oblige-toi à courir dans la roue dont nous avons parlé plus tôt et tu sauras ce qu’endure ton petit prochain le hamster. Celui qui veut en savoir plus sur le sort des animaux, peut se mettre à la place du veau engraissé pour l’abattoir, de la poule d’élevage en batteries, ou du bébé-phoque qui tout à coup voit fondre sur lui des hommes munis de bâtons pour le tuer et le dépecer. Vous pouvez aussi essayer d’imaginer ce que ressent la mère phoque quand, revenant de la pêche, elle ne retrouve de son enfant qu’une boule de chair à vif.

 

 

Le Dieu de l’esprit temporel.
L’Ancien Testament «accompli» à notre époque :
les prêtres pédophiles. Sur les traces du Nazaréen
ou des autorités ecclésiastiques ?

 

    Jésus, le Christ, est la vérité. Il a dit : Le Père et Moi sommes un (Jn 10, 30). Penchons-nous à nouveau sur ces paroles de Jésus : N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les Prophètes : Je ne suis pas venu abroger mais accomplir (Mt 5, 17).
    En bien des cas, Jésus ne s’est pas comporté selon ce que le «Dieu» de l’Ancien Testament avait commandé à travers le prophète Moïse. Jésus a rarement fait référence au «Dieu» des «livres de Moïse» et quand Il l’a fait ce fut toujours de manière indirecte. Il disait plutôt : Vous avez entendu qu’il a été dit ... mais Moi Je vous dis ... ou encore : Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens … mais Moi Je vous dis ... Que celui qui a des oreilles pour entendre entende : Jésus a rarement fait mention du «Dieu» des «livres de Moïse».
    Jésus n’a donc jamais donné foi à cette fausse conception de Dieu, à cette fausse image de Dieu. Il a parlé du «Père qui est dans les cieux», de Son Père, de «Dieu, votre Père.» Il a parlé à partir de la vérité, qui est la réalité éternelle, la Loi des cieux.
    Certains vont peut-être arguer que les paroles que Dieu prononça jadis étaient destinées aux hommes de jadis et que ce qu’Il dit alors n’est plus valable aujourd’hui, dans la mesure où les choses sont bien différentes à notre époque. Si c’était le cas, cela signifierait que les hommes de jadis étaient pires, avaient un caractère plus misérable que ceux d’aujourd’hui ? Pour savoir s’il en est bien ainsi, nul besoin de faire des recherches pour savoir comment étaient les hommes d’autrefois.
    Quiconque a encore une petite étincelle de jugeote sait, sans avoir besoin de se creuser la tête, et conformément à ce qui est rapporté à la page 32 et suivantes, que l’humanité d’aujourd’hui est bien pire qu’autrefois. Et cela est également vrai en ce qui concerne leur comportement envers leurs frères et soeurs des règnes de la nature, les animaux. Dans la nature, dans les laboratoires de recherche ou ailleurs, le sort des animaux en est la preuve.
    Bien des gens disent croire en Dieu. Mais précisément, ce sont ceux qui veulent montrer qu’ils croient en Dieu en allant à l’église et en participant aux réceptions officielles qui ont le plus tendance à se comporter en «sur-dieux». Non seulement ils tolèrent mais en plus ils encouragent les essais monstrueux pratiqués sur les animaux vivants, à côté desquels les pratiques décrites dans les «livres de Moïse» paraissent presque douces. Le clergé romain, lui, proclame : «l’Ancien Testament prépare le Nouveau, tandis que celui-ci témoigne de l’accomplissement de l’Ancien. Les deux s’éclairent l’un l’autre ...» Dans ces conditions faut-il considérer la flamme des bûchers du Moyen-Age comme la marque de l’illumination du Nouveau Testament par l’Ancien, et à l’inverse, les actes sanguinaires commis pendant le Moyen-Age ainsi que les graves transformations infligées à l’enseignement de Jésus, le Christ, au cours des 2000 ans écoulés, ne jettent-ils pas une lumière des plus crues sur ce qui a été fait de la Parole de Dieu et de Son message dans l’Ancien Testament ? Cette question vaudrait la peine d’être approfondie... Quelles forces - appelées également pouvoirs - sont-elles à l’oeuvre de nos jours ? Si ce n’est pas Dieu - puisqu’Il est la Loi et que la Loi est amour, bonté, paix, bien de tous et de tout - , alors qui est-ce ?
    Une lecture que je viens d’effectuer montre clairement comment, à notre époque, l’Ancien Testament trouve son accomplissement dans le Nouveau. Il s’agit du manuscrit d’un reportage télévisé diffusé le 2.9.1999 sur la deuxième chaîne de télévision allemande «ZDF», dans le cadre d’une émission intitulée le «Journal de l’étranger». Ce reportage s’intitule : «une affaire de pédophilie en Irlande». En voici un extrait :
   L’Irlande est actuellement secouée par un scandale. Au centre de ce scandale, se trouve l’Eglise catholique, le pilier de la société irlandaise. Pendant de nombreuses années, l’Etat a confié des enfants à un ordre catholique. Aujourd’hui sur l’île, l’effroi est grand car un film documentaire révèle ce que personne ne voulait croire : mauvais traitements, abus et violence, là où on était en droit d’attendre de l’amour et des soins. Il ne s’agit pas de cas isolés puisque ce sont des centaines d’enfants qui, sous couvert de l’Eglise, ont vécu l’enfer sur la terre. Maintenant le cartel du silence est rompu ; la vérité éclate au grand jour.
   A l’âge de trois ans, John Prior est placé par l’Etat dans un foyer d’adoption parce que ses parents sont apparemment incapables de s’en occuper correctement. Le foyer en question appartient à l’ordre catholique des «Christian Brothers». Pour tous, il va de soi que les enfants placés dans cet établissement sont élevés dans la croyance en Dieu.
    John, agé maintenant de 54 ans, rapporte comment il a été victime sept années durant d’agressions sexuelles de la part de deux frères appartenant à cet ordre et d’un prêtre catholique.
   La pire raclée, je l’ai reçue après que je sois allé raconter à l’infirmière qu’un des frères de l’ordre m’avait agressé sexuellement. J’avais neuf ans et demi, dix ans. D’abord c’est l’infirmière elle-même qui m’a battu puis elle est allée tout raconter au frère. Celui-ci m’a emmené ailleurs et là deux frères m’ont battu, battu et battu encore. J’avais des blessures sur tout le corps ...
    … Dans l’établissement il y avait des douches collectives, Une vingtaine de garçons devaient prendre leur douche ensemble. Le frère s’est déshabillé ... et il a abusé de quelques garçons devant les yeux des autres et ils les a obligés à se toucher mutuellement. Une fois, il m’a violé. Il m’a jeté sur son lit et il m’a pris. Il m’a déchiré. Je saignais tellement que l’infirmière a dû me mettre de la teinture d’iode ; j’ai hurlé de douleur.
   En mars 1998, les frères de cet ordre se sont excusés publiquement pour les agressions subies par les enfants des foyers et ils ont créé, avec d’autres ordres, un service téléphonique de secours aux victimes. Celui-ci a reçu plus de 8000 appels et l’Eglise a dû confier 600 de ces personnes aux soins des thérapeutes.
    1999 : un film documentaire accuse l’Etat et prouve que les pouvoirs publics avaient connaissance depuis des dizaines d’années de ces agressions sur des enfants dans les écoles religieuses tout en continuant à les financer. Le gouvernement vient de former une commission d’enquête et promet de modifier la loi. Il débloque l’équivalent de 35 millions de francs français pour soigner les victimes.
   John suit actuellement une psychothérapie. Il souffre d’angoisses, il ne peut pas dormir, il n’a confiance en personne. Presque toutes ses relations sont des échecs et dans le domaine professionnel, il n’a pas eu plus de succès.
    Le thérapeute : John souffre continuellement ; il a des complexes d’infériorité, il se sent inutile ; il manque de confiance en soi ...
   John n’est pas un cas isolé. Des milliers d’enfants irlandais ont été confiés aux foyers catholiques ... John raconte le sort subi par son meilleur ami, Joseph :
   ... Il avait un longue courroie en cuir et il s’en servit pour frapper Joseph sur les épaules et sur la tête. Joseph est tombé de sa chaise alors le frère l’a fouetté sur tout le corps puis il s’est mis à lui donner des coups de pieds ; il portait ces grosses bottes militaires que les frères avaient pour travailler dans les champs. Il l’a littéralement bourré de coups de pieds. Joseph a perdu connaissance et il a fallu le transporter à l’hôpital où il est mort. Tout le monde était au courant. Ici, ils disent que c’était une leucémie ; mais il n’est pas mort d’une leucémie.
   Le journaliste : Depuis, John ne croit plus en Dieu.
   Ce récit n’a pas besoin de commentaires …
    Dans un numéro récent du «Kirche intern» (Autriche), sous le titre «Agression sexuelle. Thérapie conventuelle», on peut lire :
   Il est de plus en plus fréquent que des prêtres et des religieux soient soupçonnés d’implication dans des délits sexuels. C’est la raison pour laquelle le prieur de l’abbaye G., J.A., a décidé d’agir. Cette année encore, il souhaite installer dans le monastère P. un centre psychiatrique pour les membres du clergé, les moines et le personnel religieux.
   Il est intéressant de relire ce que le «Dieu de Moïse» dit à ce sujet. Si cette «loi» - qui remonte à une tradition très ancienne et qui, faisant partie de «l’Ecriture Sainte», a pleine valeur aux yeux de l’Eglise - était appliquée à notre époque, plus d’un perdrait la vie sur le champ.
    A notre époque, l’homme n’agit plus seulement contre des individus, homme ou animal, mais, en raison de la mondialisation il a les moyens d’agir contre l’humanité et le monde animal dans son entier. Il se croit même en devoir d’améliorer la création de Dieu. L’homme dominateur et cruel intervient brutalement de multiples façons dans la vie des animaux, des plantes et des minéraux, et les masses égoïstes, indifférentes et apathiques restent sourdes et aveugles ; elles abandonnent sans rien faire les créatures martyrisées à leur triste sort. Et bien sûr, l’homme se comporte de la même manière avec ses semblables.
    A notre époque la caste des prêtres s’est fabriquée un Dieu tout comme elle le fit à l’époque de Moïse, à cette différence près que le « Dieu » d’aujourd’hui ne correspond ni à l’Ancien Testament ni à l’enseignement de Jésus. De tous temps, les ministres de l’Eglise ont adapté leur(s) Dieu(x) à « l’époque », c’est-à-dire aux conceptions, aux besoins et aux buts du moment. Cependant, Dieu n’est pas celui qu’adore l’Eglise en fonction de l’esprit du temps mais Il est le Dieu immuable dont Jésus de Nazareth a parlé. Le Dieu qu’adore l’Eglise en fonction de l’esprit du temps est inconstant : on ne peut donc pas se fier à lui. Dans ces conditions, même si les prêtres cherchent à nous faire croire que leur Dieu est intemporel en se gargarisant de formules grandiloquentes, ce qui n’est pas véritable ne perdurera pas, même si on tente d’en colmater les brèches en invoquant de soi-disant «secrets de Dieu». La lumière de la vérité fait tout apparaître au grand jour.
    Pourquoi les ministres de l’Eglise ne se conforment-ils pas à ce qu’ils proclament eux-mêmes ? S’ils laissaient s’accomplir en tout point l’Ancien Testament dans le Nouveau, c’est eux que le «Dieu» des «livres de Moïse» condamnerait à mort les premiers.
    Les hommes de notre époque - avant tout les croyants d’Eglise - se fient aux autorités ecclésiastiques qui proclament un Dieu d'humeur changeante en fonction de l'époque, un Dieu pour ainsi dire subordonné à l’esprit du temps, pour éviter de se faire étrangler par la corde de l’Ancien Testament que le «Dieu» des «livres de Moïse» aurait, Lui, depuis longtemps resserrée autour de leur cou.
    Ainsi, ils ont besoin de « l’esprit du temps » et c’est lui qu’ils appellent « Dieu ».
    Celui-ci s’adapte d’ailleurs avec une souplesse étonnante aux exigences actuelles de la classe dominante. Ainsi on peut le servir sans aucune difficultés aux croyants sans que ceux-ci soient le moins du monde dérangés dans leur léthargie, leur égoïsme et leur soif de plaisir. C’est pourquoi ils se sentent si bien au sein de cette Eglise confortable qui les soulage de bon nombre de leurs cas de conscience et leur fournit sur un plateau des alibis à leurs monstruosités.
    Le véritable Eternel est l’Absolu. Il est la Loi de l’univers et de la sagesse universelle qui est amour. Je le répète : Dieu, l’amour, ne punit et ne châtie pas. Il ne damne pas, ne tue pas et n’assassine pas. Dieu ne livrera jamais des hommes ou des animaux aux mains d’autres hommes. C’est cela que Jésus nous a enseigné. Il a également vécu pour nous la Loi de Son Père et Il est notre exemple, notre modèle.
    Si nous apprenons à comprendre la profondeur de Son enseignement, de même que le sens de Ses paroles : Suivez-Moi ! (Mt 4, 19), nous saurons pourquoi Jésus nous a suggéré de suivre Ses traces. En s’exprimant ainsi, Jésus aurait-Il voulu nous mettre en garde contre le fait de suivre les traces de la caste des prêtres qui enseigne l’esprit temporel, c’est-à-dire un Dieu qui suit l’esprit du temps et qui, inévitablement, conduit les hommes à leur perte comme le prouve l’état actuel du monde ? Le visionnaire de Patmos avait aussi compris cela puisqu’il est écrit dans l’Apocalypse de Jean : Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Ap 18, 4)
    Pour que cela soit bien clair et sans équivoque, rappelons à nouveau que Jésus s’est déclaré contre le fait d’abattre les animaux et bien sûr contre le fait de tuer et d’assassiner les êtres humains. Nous devrions nous interroger jusqu’à ce que nous soyons en mesure de saisir intuitivement au fond de nous pourquoi Jésus a proclamé un Dieu différent de celui des «livres de Moïse» et de celui des ministres de l’Eglise d’aujourd’hui. A moins que nous ne croyions en plusieurs Dieux de natures différentes ; dans ce cas, c’est de la spiritualité personnelle et l’on n’a nul besoin des instances ecclésiastiques, sauf si l’on manque d’imagination à ce sujet ; on est alors à la bonne place parmi les fidèles «dévôts» de l’Eglise. Si le Dieu unique est un Dieu d'humeur changeante, alors malheur à ceux qui se sont détournés de l’Eglise d’Etat cultuelle-païenne.
    Que l’on mesure bien tout ce que cela signifie et qu’on y réfléchisse soigneusement ! Dieu n’a pas seulement donné un coeur à l’être humain - car il devient difficile par les temps qui courent de se fier à ses sentiments quand on a perdu tout scrupule -, Il lui a aussi donné la raison. Il serait donc préférable d’utiliser celle-ci pour réveiller cette faculté de penser par soi-même qui est peut-être restée inutilisée depuis trop longtemps.
    Pour trouver la réponse à cette question, un bon moyen consiste à s’interroger soi-même ou à prier Dieu intensément. En effet, celui qui demande avec ferveur peut être guidé.
    Après 2000 ans, il est temps que ceux qui croient en Jésus et qui aimeraient Le suivre se décident : soit avancer sur les traces de Jésus, le Christ, c’est-à-dire mettre en pratique Son enseignement - soit suivre les autorités ecclésiastiques de notre époque qui ne le cèdent en rien à la caste des prêtres du temps de Moïse.

 

 

«Tuer» ou «assassiner» ?
Jésus a accompli la Loi et approfondi l’enseignement

 

    Bien que l’adversaire de Dieu ait réussi à falsifier en profondeur ce qu’Il a vraiment communiqué aux hommes à travers le prophète Moïse, les Dix Commandements - qui sont un extrait de la Loi éternelle et absolue des cieux -, sont restés en majeure partie inchangés jusqu’à nos jours.
    Ainsi le cinquième Commandement qui a toujours dit et continue à signifier : tu ne tueras point.
    Cependant, dans la traduction oecuménique de la nouvelle Bible de Jérusalem datant de 1985, le cinquième Commandement de Dieu est exprimé de la façon suivante : Tu ne commettras pas de meurtre.
   Cette nouvelle formulation est à attribuer sans conteste au Dieu de l’esprit temporel, le Dieu qui se conforme à l’esprit du temps. Cette formulation exprime une restriction considérable à la proposition plus large «Tu ne tueras pas». Pour Sa part, dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a même dit : Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : «Tu ne tueras pas». Celui qui en tuera un autre en répondra au tribunal. Et Moi je vous dis : quiconque ne ferait que se mettre en colère contre son frère en répondra au tribunal ; celui qui dira à son frère : imbécile !, sera justiciable du sanhédrin ; celui qui dira : fou !, sera passible de la géhenne de feu. (Mt 5, 21 - 22)
    Jésus n’a donc aucunement restreint la proposition absolue «tu ne tueras pas» et n’en a pas limité la signification à des cas particuliers. Bien au contraire, Il l’a approfondie. Ainsi a-t-Il enseigné que l’acte de tuer n’est pas la seule façon de nuire gravement à son prochain mais que des paroles blessantes et dévalorisantes avec tous les sentiments et sensations qu’elles véhiculent en sont également une expression. Il nous a ainsi permis de prendre conscience que le moindre sentiment de dépréciation du prochain, aussi insignifiant soit-il et même quand il s’exerce à l’encontre de nos frères et sœurs les animaux, est déjà un péché aux yeux de Dieu. Jésus nous a pour ainsi dire demandé de rendre notre conscience plus sensible.
    De plus, Jésus a formellement parlé de «tuer» et non d’ «assassiner».
    En son temps le prophète Jérémie avait déjà rendu le peuple attentif aux falsifications de «l’Ecriture». Dans Jérémie 8, 8, il est question du «burin menteur des scribes» qui ont fait de la Loi du Seigneur «une loi fausse».
    Quel est donc le «crayon menteur» qui a falsifié une fois de plus la Parole de Dieu donnée à travers Moïse ? Qui servent-ils, ceux qui font de telles choses ? Qu’essaie-t-on de justifier par ces mots : «Tu n’assassineras pas» ? Cherche-t-on ainsi à étouffer les scrupules des hommes afin que leur conscience ne réagisse plus face à l’injustice ?
    Le mauvais esprit de l’Ancien Testament a conservé sa méthode et cherche à réaliser de nos jours avec le Nouveau Testament - de façon méthodique, selon un plan et un but bien précis - ce qu’il a déjà accompli avec succès. Sous les yeux de millions d’hommes doués pourtant de bon sens, le blanc devient noir, comme par magie. Est-ce en cela que consistent les miracles aujourd’hui ?
    Celui pour qui la différence entre «tuer» et «assassiner» importe peu, est assis entre deux chaises et sert deux maîtres à la fois : la plupart du temps il sert l’esprit du «Dieu» cruel des «livres de Moïse» et par conséquent les Eglises institutionnelles et de temps à autre, il sert un peu Jésus, le Christ, qui a enseigné le Dieu de l’amour miséricordieux.
    Jésus a dit : Mon Père et Moi, nous sommes un. Là où deux sont un, ils parlent le même langage. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !
    Qu’a enseigné Jésus dans le Sermon sur la Montagne ? Que quiconque ne ferait que se mettre en colère contre son prochain devra en répondra au tribunal. Et que celui qui appelle autrui «imbécile !» sera justiciable du sanhédrin. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! Et celui qui a une conscience suivra Jésus, le Christ et les paroles de l’Apocalypse de Jean que je répète ici : Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Ap 18, 4)

 

 

Directives pour la violence et pour la guerre
contenues dans l’Ancien Testament –
Les paroles de Jésus : «Aimez vos ennemis».
Jésus blâme la conduite hypocrite des scribes et des pharisiens

 

    Jésus n’est pas de ceux qui contribuent à ramollir les esprits. Ainsi, n’a-t-Il jamais usé de feintes et de faux-semblants, de formules tirées par les cheveux pour endormir notre conscience.
    Seul l’adversaire de Dieu, celui qui agit contre Lui et a déjà inversé le sens des Paroles qu’Il donna aux hommes à travers Moïse, oui, seul celui-là est capable de telles choses. Pour illustrer notre propos, prenons encore un exemple :
    Dans la version oecuménique du deuxième livre de Moïse, l’Exode, il est écrit : Qui frappe un homme à mort sera mis à mort (Ex 21, 12). Et qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. Et qui commet un rapt - qu’il ait vendu l’homme ou qu’on le trouve entre ses mains - sera mis à mort. Et qui insulte son père ou sa mère sera mis à mort. (21, 15 – 17)
    Dans l’Exode 21, 24, il est écrit de plus : Oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.
   Voilà qui a été assez souvent pris au pied de la lettre pour légitimer toutes sortes d’actes de vengeance.
    Par contre, Jésus, dans le Sermon sur la Montagne, n’a rien dit de tel. Là, il est écrit : Vous avez appris qu’il a été dit : «oeil pour oeil, dent pour dent». Et Moi, Je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. A qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. Si quelqu’un te force à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. A qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos. (Mt 5, 38 – 42)
    Ainsi, on trouve dans la bouche de Jésus des paroles opposées à celles qu’aurait prononcées le «Dieu» des «livres de Moïse». Celui qui veut se comporter en chrétien sincère devra donc faire un choix : soit pour le Dieu dont parle Jésus, le Christ, soit être celui des Eglises institutionnelles, car on ne peut servir deux maîtres à la fois. Un jour ou l’autre, le faux Dieu nous fait chuter. Notre société indifférente et dure en est le meilleur exemple.
    Le cinquième livre de Moïse, le Deutéronome, évoque entre autres la revanche :
   Tu ne t’attendriras pas : vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied ( 19, 21)
   La guerre et les combattants. Lorsque tu sors pour combattre tes ennemis, si tu vois des chevaux ou des chars, un peuple plus nombreux que toi, tu ne dois pas les craindre, car le Seigneur, ton Dieu est avec toi, lui qui t’a fait monter du pays d’Egypte.
    Quand vous serez sur le point de combattre, le prêtre s’avancera et parlera au peuple. Il lui dira : «Ecoute, Israël ! Vous vous avancez aujourd’hui pour combattre vos ennemis : que votre courage ne faiblisse pas ! Ne craignez rien, ne vous affolez pas, ne tremblez pas devant eux. Car c’est le Seigneur, votre Dieu, qui marche avec vous, afin de combattre pour vous contre vos ennemis, pour venir à votre secours.» (20, 1 – 4)
    Comme si Jésus n’était jamais venu sur terre depuis cette époque, on continue aujourd’hui encore à se comporter selon les mêmes règles : à notre époque les prêtres bénissent encore armes et combattants croyant que ceux qu’on a bénis bénéficieront du soutien de Dieu contre leurs «ennemis».
    Dans ce même livre de Moïse, on peut encore lire :
   La conquête des villes. Quand tu t’approcheras d’une ville pour la combattre, tu lui feras des propositions de paix. Si elle te répond : «Faisons la paix», et si elle t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouve sera astreint à la corvée pour toi et te servira. Mais si elle ne fait pas la paix avec toi, et qu’elle engage le combat, tu l’assiégeras ; le Seigneur, ton Dieu, la livrera entre tes mains et tu frapperas tous ses hommes au tranchant de l’épée. Tu garderas seulement comme butin les femmes, les enfants, le bétail et tout ce qu’il y a dans la ville, toutes ses dépouilles ; tu te nourriras des dépouilles de tes ennemis, de ce que le Seigneur ton Dieu t’a donné. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, celles qui ne sont pas parmi les villes de ces nations-ci.
    Mais les villes de ces peuples-ci que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage, sont les seules où tu ne laisseras subsister aucun être vivant. (20, 10 – 16)

    Au Moyen Age, les croisés répandaient le sang de leurs ennemis vaincus au nom de la croix. En Croatie, de 1941 à 1943, les choses ne se passèrent pas de façon tellement différente. L’Eglise réalise ces paroles : l’Ancien Testament «éclaire» le Nouveau Testament, mais ce n’est pas avec la lumière de Dieu dont parlait le Christ à travers Jésus et dont Il parle de nouveau aujourd’hui !
    Dieu est la paix. Le Christ est venu en Jésus pour apporter la paix à tous les hommes. Il reviendra en Esprit en tant que prince de la paix, cela est une certitude.
    Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a parlé de l’amour envers les ennemis. Dans Matthieu, on peut lire :
   Vous avez appris qu’il a été dit : «Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.» Et moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense allez-vous en avoir ? Les collecteurs d’impôts eux-mêmes n’en font-ils pas autant. Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous là d’extraordinaire ? Les païens n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 43 – 48)
   Ici, nous voyons de nouveau comment s’exprime Jésus. Il dit : Vous avez appris ... Et non « Dieu vous a appris à travers Moïse ». Il n’a pas non plus dit  « Moïse vous a appris ». Il dit : Vous avez appris ...
   Jésus parlait de l’amour de Dieu et de réconciliation, le Dieu qui s’est soi-disant révélé à travers Moïse, lui, parlait de destruction, de pillage et de massacre.
    Dans le Lévitique, cela se résume ainsi :
   ... vous poursuivrez vos ennemis qui tomberont sous votre épée ; cinq d’entre vous en poursuivront cent, et cent en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont sous votre épée ; je me tournerai vers vous ; je vous ferai fructifier et je vous multiplierai ; je maintiendrai mon alliance avec vous ... (Lv 26, 7-9)
    Au contraire, Jésus a dit: ... tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. (Mt 26, 52)
    Quand Moïse devait ordonner des prêtres, soi-disant sous l’ordre de Dieu, la cérémonie d’intronisation débutait traditionnellement par l’égorgement d’un bélier. Au sujet des prêtres, Jésus a justement enseigné le contraire.
    Dans l’évangile de Matthieu, Ses paroles sont claires : Pour vous, ne vous faites pas appeler Maître, car vous n’avez qu’un seul maître et vous êtes tous frères. (Mt 23, 8)
    Dans Matthieu 23, Jésus blâme l’hypocrisie des scribes et des pharisiens :
   Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples : « Les scribes et les pharisiens siègent dans la chaire de Moïse : faites donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et les mettent sur les épaules des hommes, alors qu’eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ils élargissent leur phylactères et allongent leurs franges. Ils aiment à occuper les premières places dans les dîners et les premiers sièges dans les synagogues, à être salués sur les places publiques et à s’entendre appeler Maître par les hommes. Pour vous, ne vous faites pas appeler Maître : car vous n’avez qu’un seul maître et vous êtes tous frères. N’appelez personne sur la terre votre Père : car vous n’en avez qu’un seul, le Père céleste. Ne vous faites pas non plus appeler Docteurs : car vous n’avez qu’un seul Docteur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur ; quiconque s’élèvera sera abaissé et quiconque s’abaissera sera élevé. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui barrez aux hommes l’entrée du royaume des cieux ! Vous-mêmes en effet n’y entrez pas et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui parcourez mers et continents pour gagner un seul prosélyte et, quand il l’est devenu vous le rendez digne de la géhenne, deux fois plus que vous ! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : Si l’on jure par le sanctuaire, cela ne compte pas ; mais si l’on jure par l’or du sanctuaire, on est tenu. Insensés et aveugles ! Qu’est-ce donc qui l’emporte, l’or ou le sanctuaire qui a rendu sacré cet or ? Vous dites encore : Si l’on jure par l’autel, cela ne compte pas, mais si l’on jure par l’offrande placée dessus, on est tenu. Aveugles ! Qu’est-ce donc qui l’emporte, l’offrande ou l’autel qui rend sacrée cette offrande ? Aussi bien, celui qui jure par l’autel jure-t-il par lui et par tout ce qui est placé dessus ; celui qui jure par le sanctuaire jure par lui et par Celui qui l’habite ; celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par Celui qui y siège. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui versez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, alors que vous négligez ce qu’il y a de plus grave dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité ; c’est ceci qu’il fallait faire, sans négliger cela. Guides aveugles, qui filtrez le moucheron et avalez le chameau ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, alors que l’intérieur est rempli des produits de la rapine et de l’intempérance. Pharisien aveugle ! Purifie d’abord le dedans de la coupe, pour que le dehors aussi devienne pur. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au-dehors, ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d’ossements de morts et d’impuretés de toutes sortes. Ainsi de vous : au dehors, vous offrez aux hommes l’apparence de justes, alors q